[Portrait] Lucas Olivier (Diplômé MBS 2015), Community Manager à adidas France

Présentation du parcours de notre AMOScien fraîchement diplômé et de son recrutement au sein d'adidas France.

Bonjour Lucas, peux-tu te présenter ? Je m’appelle Lucas Olivier, j’ai 23 ans, je viens de Rouen en Normandie et je viens tout juste d’être diplômé du Master of Business in Sport à AMOS Paris. Je suis rentré à l’école il y a 2 ans après ma licence STAPS spécialisée dans le management du sport. Je suis un grand passionné de sport en général et des événements sportifs d’envergure internationale. Enfin, un domaine tout particulier m’attire : la communication. 

Comment s’est déroulée ton intégration au sein d’adidas France ?
J’ai effectué toute mon année d’alternance de MBS 2 en tant qu’Assistant attaché de presse à North Communication, une agence de relations presse. Puis, j’ai eu l’opportunité de postuler à un stage de fin d’études justement dans les RP de Reebok. Arrivé au bout du processus de recrutement, nous étions plus que deux dans la shortlist mais je n’ai finalement pas été retenu. Néanmoins, Reebok appartenant au groupe adidas, on m’a orienté vers une autre offre proposée cette fois par la marque aux trois bandes. Après plusieurs étapes de recrutement, j’ai été choisi pour le poste de Community Manager.
Je suis donc arrivé à Landersheim où se situe le siège social du groupe (près de Strasbourg) juste après les partiels en juillet. Mon intégration s’est très bien passée, même si j’ai vécu un mois d’août « dantesque » avec la fin de la réalisation de mon mémoire et une charge de travail importante dans ma nouvelle entreprise. La qualité de vie au sein de celle-ci, le management positif et le plaisir que l’on a quotidiennement à travailler pour une boite aussi inspirante m’ont permis de rapidement m’adapter à mon nouvel environnement. 
 
Comment est organisé le community management chez adidas France ?
Actuellement, nous sommes deux community managers rattachés directement à adidas. Je m’occupe de toute la partie consacrée aux sports individuels (essentiellement le running, mais également un peu de tennis, training, judo…) ainsi que des sports collectifs (rugby et basket). Le deuxième community manager est en charge de la partie « lifestyle », c’est-à-dire adidas Originals. Ensuite, nous travaillons avec l’agence Isobar, où trois autres community managers travaillent sur les autres sujets comme le football ou la campagne #allbleus. Pour cette dernière, le contenu a été tellement dense avec l’EuroBasket et la Coupe du Monde de rugby que j’ai été amené à prendre quelques projets en main également. Le community management au sein d’adidas France est donc organisé de cette manière à l’heure où je vous parle, mais il va évoluer très prochainement avec l’apparition d’une Newsroom à Paris.
 
Sur quels réseaux sociaux êtes-vous présents aujourd’hui ? Quels sont les objectifs de votre présence sur ces espaces ?
Nous sommes naturellement présents sur les plateformes majeures que sont Facebook, Twitter et Instagram. L’essentiel de notre communication digitale s’effectue sur ces 3 réseaux sociaux. Par ailleurs, nous essayons de nous ouvrir à d’autres espaces plus confidentiels comme Periscope (par exemple lors de l’activation autour de Damian Lillard à Paris en Juin), Snapchat ou encore Goaleo (bien connu à AMOS notamment). 
Bien sûr, nous avons des objectifs en termes d’engagement, de nouveaux contacts et de « reach » (correspondant aux nombres de personnes atteintes par nos posts).  Il est aussi évident que le rôle des réseaux sociaux est d’assurer un certain niveau d’intérêt tout au long de l’année pour les différentes catégories mises en avant. Mais le but premier de notre présence digitale est avant tout d’aider la marque à atteindre ses objectifs de manière générale. Ces derniers consistent tout simplement à chercher à augmenter en permanence ses parts de marché, ainsi que développer la « perception de la marque ». Nous aspirons à ce que les gens aient une bonne image de l’enseigne, adidas doit paraître comme une marque « cool » en plus de performante.  La communication digitale permet de raconter une histoire et de faire rêver les gens. C’est le dernier maillon d’une longue chaîne, la partie visible de tous les projets.
 
Avez-vous prévu des opérations bien particulières pour créer de l’interaction sur les réseaux sociaux autour de l’événement ?
Avant un événement, je réalise un « roll out ». Cela consiste en un plan de présence sur les réseaux sociaux en amont, pendant et en aval de l’événement. Le but de cette préparation est de rentabiliser en quelques sortes l’investissement que l’on peut dédier à notre événement, en créant le maximum d’interactions, en atteignant le plus de personnes possibles et en encourageant les fans à s’engager sur les réseaux sociaux à propos de l’événement. Toutefois, il est logique que selon les événements, des opérations plus spécifiques sont mises en place. A titre d’illustration, pour l’EuroBasket et la Coupe du Monde de rugby, nous nous appuyons sur des jeux concours sous le hashtag #allbleus engendrant énormément d’interactions. Nous avons un objectif sur le nombre de hashtags #allbleus comptabilisés sur une année.
 
Enfin, l’exemple parfait pour répondre à cette question est ce que l’on réalise actuellement avec la Boost Energy League. Ce premier championnat de running urbain et communautaire permet de confronter 11 quartiers de Paris à la fois au niveau des performances sur le bitume que sur les réseaux sociaux. Chaque équipe est notée sur des critères sportifs, créatifs et de social media. Avec cette activation, on contourne la communication traditionnelle et on impacte directement les influenceurs. De plus, la cible n’est plus le consommateur mais l’humain qui est directement acteur et a donc envie de partager son retour d’expérience positif sur les réseaux sociaux en interagissant avec la marque. Ce modèle est une réussite totale et a permis au running de décoller complètement au niveau social media en dépassant même tous les objectifs fixés. Il faut savoir que le running est un enjeu majeur pour adidas. A ce niveau, adidas France est précurseur pour la marque à l’international, qui voudrait adapter cette innovation à plusieurs autres pays. 
 
Quels ont été les apports de ta formation au sein d’AMOS ?
Je pense que ma formation à AMOS est tout sauf étrangère à ma présence actuelle au sein d’adidas France. Sa dimension professionnalisante m’a permis d’acquérir de la maturité et de m’adapter plus facilement au monde de l’entreprise. Ensuite, je pense que le système de pédagogie prôné consistant à être acteur de nos cours est pertinent dans le sens où il m’a permis de développer une certaine aisance à l’oral, de l’assurance pour mes entretiens professionnels et bien évidemment une capacité à être persuasif lorsque je défends un projet. Enfin, ma formation à AMOS m’a permis de rencontrer des personnes ayant eu une place très importante dans mon parcours, que cela soit au niveau professionnel et personnel.
 
Quels conseils donnerais-tu aux AMOScien(ne)s ?
Le premier des conseils, c’est de ne se donner aucune limite. Je suis un bon exemple : en un an je suis passé de mon club de tennis régional au siège social d’adidas France. Tout en gardant une certaine humilité, il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de ses ambitions et bien se dire que tout est possible si l’on décide de tout mettre en œuvre pour.
Après, il est évident qu’il faut avoir l’envie de s’investir et de faire le maximum de choses possibles. Allez vers les gens, participez à des actions bénévoles, allez à la rencontre des professionnels de votre propre initiative, investissez-vous dans les associations de l’école... Ce ne sont pas des paroles en l’air, tout ceci je l’ai appliqué lors de ces deux années de Master et j’en ai récolté les fruits. Le réseau est la base de tout. J’ai par exemple rencontré mon manager actuel à adidas lors d’une interview pour mon mémoire. Ce sont ces détails qui font la différence. Le travail paie toujours à un moment ou un autre.
Tous les étudiants doivent également avoir conscience que les échecs font grandir. On ne peut pas tout réussir du premier coup, mais on apprend de ses erreurs à partir du moment où on l’est comprend. La remise en question est primordiale. Enfin, j’ai un principe dans la vie, c’est que pour chaque personne que l’on rencontre il y a quelque chose à retirer. Chaque camarade de classe ou enseignant au sein de cette école m’a apporté au moins une chose et je suis capable de dire quoi. Parfois c’est insignifiant, mais quelquefois c’est déterminant. Bien sûr, il faut savoir dissocier les choses à garder et celles à laisser car il est impossible de tout retenir. 
Pour moi, le plus important est donc d’être à l’écoute des gens qui nous entourent, d’être curieux et ouvert d’esprit.
 
 
Photo: Lucas Olivier avec l'Équipe de France de Basket
 
  
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