• A la découverte du métier de Trader sportif

    Diplômé d’un Master of Business in Sport en 2015 à l’école AMOS Lille, Jérémy Crepin nous explique son métier : Trader sportif pour la Française des Jeux.

    Que signifie être trader sportif ?

    Le métier de trader sportif consiste principalement à fixer les cotes d’événements sportifs et à gérer le risque financier qui en découle. Chez un opérateur de paris sportifs, nous sommes le cœur du réacteur. Nous avons pour mission de développer de nouveaux paris, de nouveaux sports et également d’interagir avec les services de relation client. Beaucoup de missions qui rendent ce métier vraiment intéressant.

    Pour moi, être trader sportif, c’est avant tout être un passionné de sport. 

     

     

    Quel est ton quotidien ? Es-tu spécialisé dans un sport ?

     

    Tous les jours, nous devons créer des dizaines de paris par rencontre, les coter et vérifier que ces cotes restent dans le marché des paris sportifs, en adéquation avec la masse des autres bookmakers. C’est pourquoi il faut toujours être à l’affût d’informations qui seraient susceptibles de faire varier les cotes.

    Nous sommes tous spécialisés dans certains sports. Personnellement, je m’occupe du basket-ball, du handball, des sports d’hiver, de l’athlétisme et de la natation. Etant un grand passionné de NBA, je ne l’ai jamais autant suivi qu’aujourd’hui !

     

     

    Le e-sport se développe de façon exponentielle… Les paris sur ce domaine vont-ils voir le jour ? 

     

    L’E-Sport intéresse grandement les opérateurs de paris sportifs. Pour le moment, l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) n’autorise pas les opérateurs de paris sportifs français à proposer des paris sur les compétitions d’E-Sport. 

    Cependant, de nombreux acteurs se sont déjà positionnés sur ce marché en créant leurs propres compétitions. Par exemple, la FDJ a lancé son site de paris gratuits sur l’e-sport. Les parieurs peuvent gagner des récompenses liées au monde de l’e-sport. Le but est d’être présent dans le paysage e-sport et d’être prêt à proposer des paris sur ces compétitions. 

     




    Comment as-tu fait pour entrer dans ce milieu ? As-tu toujours rêvé de faire ce métier ? 

     

    Avant de travailler dans le milieu, il m’arrivait de parier de temps en temps mais je n’étais pas un gros parieur. Ce qui m’a donné envie de travailler pour un bookmaker, c’est la passion du sport. Je voulais que mes connaissances en sport puissent m’être utiles dans la pratique de mon métier. 

    C’est via l’école AMOS que j’ai pu intégrer la FDJ. L’entreprise recrute des alternants chaque année, tous les étudiants d’AMOS peuvent candidater pour leur alternance de dernière année. 

    Il faut aimer jongler avec les chiffres, avoir une certaine rigueur dans ce travail où la moindre erreur peut coûter chère à l’entreprise. La mobilité et la flexibilité sont essentielles également. La majorité des acteurs français se situe en région parisienne, exception faite pour Betclic localisé à Bordeaux et de Sportnco (FrancePari, NetBet, ZeBet, …) à proximité de Toulouse.

     

     

    Quelles sont les possibilités d’évolution dans ce domaine ?

     

    Depuis l’ouverture du marché des paris sportifs en ligne en 2010, le secteur est en croissance constante et il reste beaucoup de choses à développer. Au niveau du marketing, des mécaniques propres aux paris sportifs sont à mettre en place, pour utiliser les événements sportifs comme levier de recrutement et de fidélisation. Côté technique, il faut continuellement améliorer les outils, créer de nouveaux paris, chercher à automatiser de plus en plus de paris, de paiements. Et pour conduire ses évolutions, il faut des managers. 

    Le marché évolue tellement rapidement qu’il faut savoir piocher les bonnes idées à l’étranger, en trouver de nouvelles. La marque doit constamment innover pour continuer d’exister. 

     

     

    Merci Jérémy, très bonne continuation !

     

     

     


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