• A la rencontre d’Eric Alard, le champion de la glisse et Intervenant en Management

    Du haut de son 1m90, Éric Alard n’est pas seulement impressionnant physiquement. Cet ancien international de bobsleigh et intervenant au sein d’AMOS Nantes, est également très pointu dans son domaine : le management. Ses compétences et ses expériences incroyables inspireront certainement « le respect mutuel » qu’il évoque dans cette interview.

    Pouvez-vous vous présenter ?

    Je suis Conférencier, Formateur et Coach au sein de ma propre structure Activ Talent. 

    Ancien sportif de haut niveau et Manager d'équipes internationales en bobsleigh (Suisse, France, Nouvelle Zélande et Corée du Sud).

    5 participations aux Jeux Olympiques (2 en tant qu’Athlète et 3 en tant que Manager)

    Champion du Monde junior et médaille de bronze aux championnats du monde de 1995 en tant qu'athlète

    Vice-Champion olympique, Vice-Champion du Monde et 4 x Champion d'Europe en tant que manager

    Athlète role model aux JO de la Jeunesse 2016 à Lillehammer avec le CIO.

    Manager au sein de grands groupes internationaux : Dachser France (Transports) et Sodebo (Agro-alimentaire)

     

     

    Pourquoi avoir accepté d’enseigner à AMOS Nantes ?

     

    Je connais et suis AMOS depuis une dizaine d'années. J'ai moi-même pensé à un moment suivre le cursus de formation pour me reconvertir, AMOS étant la référence pour les Masters de management sportif en France. Intervenir au sein de cette école en tant que Formateur est donc pour moi un privilège et un honneur. 

     

     

    Sur quelles thématiques allez-vous intervenir ?

     

    J'interviens sur le management avec un aspect porté sur le leadership

     




    Une anecdote à partager sur les Jeux Olympiques auxquels vous avez participé en bobsleigh ?

     

    Lors des JO de 2014 à Sotchi, j'étais Head Coach de l'équipe suisse. Nous étions parmi les favoris avec de très grandes chances de médaille. Deux jours après notre arrivée sur place, j'ai appelé ma famille en leur disant : "Je coupe mon téléphone jusqu'à la fin de la compétition et je vous appelle seulement 5 minutes chaque jour pour  voir si tout va bien".

    En fait, les réseaux sociaux, les moyens de communication m’empêchaient de me concentrer sur mon travail. Je n'arrêtais pas de recevoir des messages, des encouragements etc... qui, même s’ils font plaisir, perturbaient ma concentration. On a beau essayer de se raisonner, enlever les notifications et alertes, c'est vraiment très dur de ne pas succomber à la tentation de regarder et répondre.

    Cette expérience m’a fait prendre conscience de  l’impact des réseaux sociaux sur notre quotidien, lors de mes précédents JO, en 2006, c’était bien différent ! Ce n’était que les prémices de ces méthodes de communication.

     

     

    Cours plutôt théoriques ou plutôt travaux pratiques ?

     

    Les deux... Avec plutôt une tendance à la pratique et la mise en situation. La théorie me sert à poser les bases de mon enseignement et la pratique à rendre cette théorie palpable, visuelle et donc plus facilement assimilable.

     

     

    Quels projets souhaitez-vous mener à bien avec les AMOSciens ?

     

    J'aime les challenger... et que la réciproque soit vraie aussi. Je n'ai pas eu un parcours académique, mais je fais aujourd'hui quelque chose qui me plait. 

    J'aimerais faire prendre conscience aux étudiants d’AMOS que tout est possible dans la vie. Ce n'est qu'une question de temps, de volonté, d'apprentissage, d'écoute et d'échange.

    Je ne veux pas dispenser seulement des cours et donner des notes. Je veux leur transmettre un peu de ma vie, de mes expériences pour que cela puisse soit les aider dans leurs projets, soit leur faire prendre conscience de leurs possibilités.

     

     

    Quel type d’enseignant êtes-vous ?

     

    La base de mon management est la communication et la compréhension de l'autre. Face à des étudiants d'une autre génération, il est donc important de comprendre leurs motivations et leurs envies. Mais, cela fonctionne dans les deux sens et ils doivent aussi savoir s'adapter à leurs interlocuteurs.

    J'aime bien aussi les responsabiliser, leur faire comprendre que la réussite passera avant tout par les choix qu'ils feront, qu'ils n'attendent pas toujours tout des autres mais qu'ils se prennent en main.

    Enfin j'attache beaucoup d'importance au respect mutuel.

     

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