• Les influenceurs dans le monde du sport

    Millenials penchés sur leurs smartphones, tag, hashtag, notification, like, follow, retweet, repost, webinar, taux de conversion, influence, targeting, content, audience lookalike ou similaires, campagne… AMOS ne pouvait ignorer cette évolution dans le language et le comportement de nos AMOScien(ne)s qui n’est que le reflet d’une jeunesse digitalisée qui évolue dans un contexte du tout numérique. Le 8 Mars, le campus AMOS Bordeaux ont tenu une Master Class sur le thème des influenceurs dans le monde du sport.

    Nous devions définir le prisme influenceur / réseau sociaux / apports pédagogiques. Pour une école de Sport Business, la cible est large. Il s’agit donc de savoir si l’on invite des influenceurs spécialisés, des clients ambassadeurs ou des influenceurs de niche aussi appelés micro-influenceurs. Mais qui inviter ? Notre choix s’est porté sur des blogueurs ou socionautes donc de la catégorie des micro-influenceurs puisqu’ils communiquent sur des secteurs d'activités très spécifiques. Facile penseriez-vous, il suffit de regarder leur nombre de followers et l’affaire est conclue. Mais est-ce que tout influenceur possède quelque chose à partager en plus de ses posts? Quel est l’engagement attendu pour influencer? A-t-il(elle) besoin de raisonner et de rayonner tel un ambassadeur influent?

    Car si l’on reprend la définition, le “marketing d’influence” est un « processus de planification d’une stratégie visant à promouvoir des produits ou des services grâce à un influenceur clé de la communauté cible. Un influenceur étant une personne qui a une grande influence sur un public cible. » source : https://www.definitions-marketing.com/definition/influenceur/

    Forts de ce cadrage théorique nous voici parti à sonder nos relations. Et en tant qu’école de commerce, nous nous devions de nous adonner à notre jeu favori : le réseautage. Nous avions donc en tête d’inviter des acteurs de la toile, des prescripteurs dans le sport avec une activité professionnelle ou pas mais dont l’activité est à notre sens disruptive mais en relation avec le Sport Business.

    Et les lauréats sont and ladies first : Vanessa Tomaszewski, Fondatrice et Rédactrice du blog Champions du digital, les Fondatrices de PureFood Manon et Arianne, notre étudiante en 3ème année de PGE et non moins blogueuse Justine Roy et pour finir Jordan Dutouya, Instagrameur et Youtubeur dans la catégorie Football & Lifestyle.

    Ils ont tous répondu présents à cette Master Class préparant collégialement leurs réponses aux questions telles que:

    • Pourquoi avez-vous décidé de fonder un blog ?

    • Êtes-vous sollicité par des marques ou des entreprises qui souhaiteraient bénéficier de visibilité sur votre blog ?

    • Quel conseil donneriez-vous aux AMOSciens qui souhaiteraient se lancer dans la création d’un blog?

    • Pourquoi avez-vous décidé de placer le digital au cœur de votre projet ?

    • Comment asseyez-vous votre présence digitale et votre présence sur le marché ?

    • Quelles sont vos best pratices pour fidéliser votre communauté ?

    • Quel conseil donneriez-vous aux AMOSciens qui souhaiteraient entreprendre et utiliser le digital comme levier ?

    • Quel a été le déclic pour vous lancer dans cette aventure sur Youtube et Instagram ?

    • Quel conseil souhaiteriez-vous partager avec nos AMOSciens qui voudraient partager leur passion comme vous le faites via les réseaux sociaux ?

    • Comment définiriez-vous votre communauté ?

    • Plusieurs marques vous ont sollicité, pourriez-vous nous parler du type de « partenariat » que vous entretenez avec elles ?


    Car ce qui s’est confirmé lors de cette Master Class, c’est qu’il faut de la rigueur pour exister et pour perdurer. Les chiffres de départ que nous leur présentons les étonnent : les catégories les plus suivies sont l’univers bien-être, beauté et mode, le lifestyle, les voyages (suivi du High-tech (30%),….et en 5ème position le sport (28%), le tourisme (26%), la décoration (25%), l’économie-finance (17%) et l’automobile (15%) (source : https://comarketing-news.fr/reseaux-sociaux-les-influenceurs-ont-ils-un-impact-sur-les-consommateurs/). Ils ont tous la même réaction. Surpris mais cela coïncide avec leur évolution. Ils ont tous « explosés » quand ils s’y attendaient le moins puisqu’un internaute sur trois (34%) déclare en effet être abonné à un ou plusieurs comptes animés par un influenceur (source : https://comarketing-news.fr/reseaux-sociaux-les-influenceurs-ont-ils-un-impact-sur-les-consommateurs/). Ils ont tous fait décoller leur score en postant un peu plus de choses personnelles…Et c’est là où les marques et follows ont mordu. Le storytelling les a fait basculer dans l’univers fermé des influenceurs.

    Les invités étaient d’accord pour dire que nous passons du marketing mix au marketing viral, comprenez par là que les marques gagnent plus en notoriété par l’engouement que va susciter un post ciblé dans sa communauté que via une annonce traditionnelle via notamment de l’affichage passif ou ‘semi-passif’ (QR code, etc..). Jordan Dutouya a d’ailleurs justement argumenté cela via l’approche de la marque Adidas à son égard : « la marque m’a approché certes pour mon nombre de vues mais surtout pour la cible que je leur offre: des passionnés pas forcément pratiquants de sport et se retrouvant dans mon offre ‘street’ » .

                 

    Aussi suite à cette Master Class, il est clair que les marques actionnent désormais le levier de la « stratégie de marketing d’influence » consistant à mettre en place des partenariats dans les règles de l’art avec des influenceurs : contrat d’exclusivité, nombre de posts négociés, mention d’hashtag précis, conclusion de contrats et d’incentives à valeur monétaire et matériel, dotations, support en communication et photographie via des photographes personnels attitrés etc… Nos 4 micros-influenceurs aident leurs sponsors à faire évoluer la notoriété des marques qu’ils « représentent » en agissant et interagissant directement avec leur communauté. Ils deviennent donc en filigrane ou pas des ambassadeurs de marques. Tout ceci demande temps, méthode et stratégie au quotidien. Des leviers que tous les micro-influenceurs ne possèdent pas toujours spontanément et qui sont pourtant gage de durée et viabilité sur le net.



    Article rédigé par Barbara TESLAR, Responsable Qualité & Contenus, AMOS Bordeaux
    Photo de gauche à droite. : Barbara TESLAR, Julien HARTE - Chef de Projet AMOS Lab, Justine ROY, Arianne & Manon de Pure Food, Jordan DUTOUYA, Vanessa TOMASEWSKI, Pierre MARTIN - Chef de Projet AMOS Lab

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