• Mamadou Diakité à la rencontre des AMOSciens lillois

    Pour relever de nouveaux challenges et trouver du temps de jeu, certains footballeurs professionnels se décident à faire leurs valises, direction des contrées lointaines. C’est le cas de Mamadou Diakité, international Malien passé par six championnats différents. Ce dernier est venu à la rencontre des étudiants lillois pour évoquer, sans filtre, son avant-pendant-après carrière.
    C’est un sourire, un gabarit hors-norme et un véritable one-man-show. C’est également une fragilité, lui qui a connu « misère et succès » et qui a rapidement appris à tomber et à se relever. Lors de la dernière Master Class AMOS Lille, Mamadou Diakité a évoqué sa carrière footballistique ainsi que ses activités parallèles avec les étudiants. Sans détour.


    Natif de Rosny-sous-Bois, « Mam’s DK » a rejoint le Stade Malherbe de Caen dès l’âge de 15 ans, où jouait l’un de ses grands frères. Au cours de sa formation, il côtoiera des joueurs tels que Yohann Goufran, Benoit Costil ou encore Mathieu Bodmer. Le FC Metz lui propose alors un contrat de stagiaire professionnel de deux ans. C’est à 18 ans qu’il participe à la Coupe du monde des moins de 20 ans aux Emirats arabes unis avec son pays, le Mali : « C’est l’un de mes deux meilleurs souvenirs… J’ai joué contre des joueurs qui sont aujourd’hui sur le devant de la scène comme Messi et Iniesta. Le second, est mon titre de Champion de France de Ligue 2 avec le FC Metz ». Parce que oui, après s’être envolé pour la 1ère division portugaise et le Vitória Futebol Clube Setubal (sous forme de prêt), Mamadou Diakité remporte ce titre de 2ème division avec « sa bande de copains ». Souhaitant prendre une autre dimension, il rejoint le Royal Excelsior de Mouscron en Belgique. Malheureusement, le club dépose le bilan en 2009, un an après l’avoir rejoint. S’en suit une succession de clubs où il n’y reste pas plus d’un an à cause de blessures à répétition : Al Ahli SC (Qatar - D1), Budapest Honved (Hongrie – D1) et FC Crotone (Italie – Série A). Un de ses regrets est de ne pas avoir traversé la Manche pour vivre de sa passion : « Le Championnat anglais m’a toujours donné envie. Jouer aux côtés de Steven Gerard aurait été un véritable aboutissement ».


    Agé aujourd’hui de 33 ans, le milieu de terrain franco-malien estime que le football n’est pas une fin en soi. Ce sport lui a énormément apporté et il se sent aujourd’hui redevable. Raison pour laquelle, il a créé l’association Give Dream. Cette dernière a pour but d’apporter soutien aux personnes fragilisées, enfants malades et personnes dans le besoin, par le biais d’actions diverses en France ou à l’étranger. Chaque année, Mamadou Diakité organise un tournoi de football avec de nombreuses célébrités. Les étudiants d'AMOS Lille devraient se voir prochainement confier différentes missions pour le développement de cet évènement.

    En parallèle de Give Dream, Mamadou Diakité a également deux autres projets : s’installer durablement dans le milieu musical (il a fait partie de l’aventure Wati B et a lancé sa société de production) et devenir agent de joueur.


    Pour cet enfant qui allait aux Restos du Cœurs en regardant ses chaussures et vivait un combat quotidien, il n’a jamais pleuré sur son passé mais s’en est nourrit chaque jour de sa vie.

    Par son témoignage riche de partages et d’histoires, Mamadou Diakité voulait faire prendre conscience aux étudiants de toujours croire en ses rêves et de ne jamais manquer d’ambition.

    Pari réussi.



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