• Profession : Trader sportif

    Diplômé d’un Master of Business in Sport (promo 2015) à AMOS Lille, Clément Poidatz, franco-italien de 27 ans, nous présente son parcours et son métier de Trader sportif au sein de Winamax.
    Après une année passée en Italie au sein de la société de paris en ligne Eurobets, tu es de retour en France, l’Hexagone te manquait ?
     

    Effectivement, cela fait trois mois que j’ai quitté « la Botte » où j’étais en contrat jeune (programme lancé par le gouvernement où il y a une réduction de 40% sur les charges sociales pour l’employeur). Je travaillais comme Trader sportif junior à Rome depuis 1 an pour la société Eurobets, qui appartient au groupe anglais LadBrokes Coral.

    Au début de l’année 2017, un ancien camarade de promotion d’AMOS, Benoit Lehongre, passionné de paris sportifs, m’a transmis une offre d’emploi sur Linkedin. Cette dernière était pour la société Winamax qui cherchait un Trader sportif franco-italien ! Après leur avoir envoyé mon CV et une lettre de motivation, j’étais contacté deux semaines après.

     

     

     

    Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à faire ce choix ?

     

    Tout d’abord, Winamax est une société en perpétuel développement : c’est rassurant et un réel avantage.

    Ensuite, le marché italien est ultra saturé. Pour se faire une idée, il y a plus de « magasins » de paris sportifs que de pharmacies !  C’est un secteur très développé… c’est comme si l’on vendrait du riz cantonais en Chine !

    Enfin, l’aspect marketing a beaucoup joué ; les italiens ont une grande marge de progression à faire ; Winamax était à l’opposé.

    Je dois tout de même avouer que c’est plus un choix de carrière qu’un choix de vie.

     

     

    Peux-tu nous détailler ton quotidien ?

     

    Je travaille aux Invalides à Paris avec plus de 100 collaborateurs.  L’ambiance est à « l’américaine », c’est ultra  décontracté.

    Concernant les missions, nous pourrions résumer le métier de Trader sportif à un métier d’Informaticien. Nous contrôlons en permanence les flux de jeu et changeons les côtes par rapport au marché ; c’est le marché qui fait la loi.

    Nous devons analyser le profil du client et sa façon de jouer pour éviter, aussi, les tricheries.

    A la différence d’Eurobets où j’étais spécialisé dans un sport, chez Winamax nous touchons à l’ensemble des pratiques sportives.

    Toutefois, dans mon métier, un point est manquant : le contact avec les clients.

     

     

    Tu as la particularité d’avoir fait ton cursus universitaire en Italie, en France et dans d’autres pays… Peux-tu nous partager ton parcours ?

     

    Pour ma Licence, j’étais à Sciences Po Milan en Italie où j’ai réalisé des échanges universitaires avec Oxford et Bruxelles. Je m’étais lancé dans cette formation car je ne savais pas réellement ce que je voulais faire à cette époque…

    En parallèle, je travaillais pour un club de tennis : j’adorais l’encadrement, la comptabilité, la rentabilité, etc.

    A l’heure de faire un choix pour mon Bac+5, je me suis dit que me spécialiser dans la gestion, le marketing et l’économie, était la meilleure option pour moi.

    J’ai d’abord regardé en Italie les formations, mais elles ne me convenaient pas… Puis j’ai découvert AMOS, j’ai candidaté puis intégré l’école en 2013 car c’est une véritable référence dans le sport business. Lors de ces deux années, j’ai eu la chance de faire les séminaires à Valence ainsi qu’à Chicago. Pour conclure, on m’a tout simplement donné les clés pour comprendre le monde professionnel : j’ai appris à ne pas avoir peur et à me lancer.

     

     

    As-tu un conseil à donner aux étudiants d’AMOS ?

     

    Sortez de votre zone de confort si vous souhaitez faire quelque chose ! Pour ma part, j’ai réalisé un rêve : je me lève le matin avec l’envie d’aller travailler et surtout, j’apprends de nouvelles choses chaque jour !

    Le travail occupe 80% de notre vie… si l’on ne se sent pas bien dans son job et/ou si l’on ne s’accomplit pas dans nos tâches, il faut aller voir ailleurs, ne pas avoir peur.

    Enfin, quand vous êtes à AMOS, il ne faut pas penser uniquement pédagogie ; il faut avoir une vision très large. J’ai beaucoup appris avec mes expériences de volontariat et mes camarades de promotion : cela m’a enrichi et m’a ouvert l’esprit.

     

     


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