• AMOS Nantes et SUPPORTERRE : une relation durable !

    AMOS Sport Business School, toujours plus concernée par les enjeux du sport et du développement durable a décidé d’aller plus loin dans ses démarches. En effet, cette semaine a vu naître une convention de partenariat entre le campus de Nantes et SUPPORTERRE, une association très investie dans le sport responsable au travers, notamment, d’une recyclerie sportive. Aurélien Toncelli, Fondateur de celle-ci nous parle de son association et de la convention qui la lie à AMOS.

    Pouvez-vous nous présenter SUPPORTERRE ?

    SUPPORTERRE est une association qui a pour but de rendre le sport plus responsable. Concrètement, elle a pour objet de favoriser, dans le sport, des actions d’ordre social ou environnemental et a pour échelle d’action Nantes et son territoire.

     

    Comment est venue l’idée de la recyclerie sportive ?

    Tout part d’une réorientation professionnelle. J’ai toujours travaillé dans le sport, dans l’événementiel tout d’abord, puis dans le conseil en sponsoring sportif. Au bout de 10 ans d’activité, j’ai commencé à prendre du recul sur ce que je faisais et à vouloir y trouver plus de sens, plus de lien, avec mes valeurs et mes croyances. Après une année de coupure passée à voyager, j’ai finalement posé mes bagages à Nantes avec la volonté de joindre ma passion du sport avec ce qui me semblait utile, voire urgent, de faire. Je me suis donc formé sur certains aspects environnementaux et après un benchmark de la situation nantaise et le rassemblement des acteurs, j’ai décidé de me lancer dans la fondation de SUPPORTERRE qui a aujourd’hui un peu plus d’un an et dont l’activité majeure est la recyclerie sportive.



     

    Pouvez-vous nous développer le concept ?

    L’action première est de collecter auprès des clubs, des fédérations, des organismes de sport, des particuliers… un maximum d’articles de sport déjà utilisés, mais de bonne qualité, et de les revendre à petits prix. Il faut savoir que les affaires de sport sont le deuxième grand ensemble d’objets qui trainent dans nos placards d’après une étude de Zero Waste France. Autour de cela s’organise bien évidemment toute une campagne de sensibilisation au développement durable dans le sport.



     

    Comment le chemin de SUPPORTERRE a-t-il croisé celui d’AMOS Nantes ?

    C’est en fait ma 6ème rentrée en tant qu’intervenant en marketing chez AMOS. J’ai tout d’abord enseigné sur le campus de Paris avant de déménager sur Nantes et de rencontrer le directeur de campus nantais, Vivien Cenkier, par le biais du rédacteur en chef de la revue Sport et Citoyenneté, Sylvain LANDA, avec lequel AMOS Nantes collabore.

    Au fur à mesure des échanges que nous avons pu avoir avec Vivien Cenkier à propos de mes interventions mais également à propos des actualités liées à l’association SUPPORTERRE, nous nous sommes rapidement rendu compte qu’il y avait matière à travailler ensemble. Nous avions besoin de locaux, et AMOS Nantes, suite aux travaux de rénovation, avait des espaces disponibles. Nous avons donc décidé, d’un commun accord, d’héberger SUPPORTERRE dans les locaux de l’école et d’en profiter d'impliquer le campus et ses étudiants de manière plus poussée sur des thématiques de sport et développement durable. Nous allons travailler en cours sur cette thématique, nous allons organiser des collectes d’articles de sport avec les étudiants, nous allons insister sur la notion d’économie circulaire et sur la corrélation entre une recyclerie sportive et sa capacité à faciliter la pratique du sport à tous les citoyens. Une rubrique bimensuelle "Sport et Développement durable" by AMOS composée d’articles divers sur ce sujet est également à l’étude.

     

    Le sport représente-t-il un levier pour le développement durable et comment s’articule-t-il sur le territoire nantais ? 

    Pour les territoires, il est évident que le sport représente un levier d’accomplissement des objectifs en terme de développement durable. Typiquement, les collectivités font face à de gros enjeux, notamment en terme de transition énergétique, et doivent être attentifs aux multiples normes des infrastructures qui composent leur territoire. Une infrastructure sportive, aujourd’hui, peut facilement devenir éco-responsable et aller dans le sens de cette transition.

    Plus généralement, il faut travailler sur la capacité à impliquer ces citoyens dans une compréhension des enjeux de développement durable pour appliquer des méthodes à tous les niveaux de leur vie et en ce sens, le sport est un énorme levier. Un français sur deux pratique du sport soit un ligérien sur deux. Cela veut dire que, via le sport, on peut faire passer le message des enjeux de développement durable à au moins 50% de la population et l’appliquer autant au travail, à la maison que dans les activités extra-professionnelles.

    Nantes est vraiment un territoire démonstrateur dans l’aspect écologique et sur la thématique de l’économie sociale et solidaire. Nous sommes aujourd’hui plutôt bien et rapidement reçus par les collectivités nantaises et les institutions. D'ailleurs, l’UFOLEP ou encore le CDOS 44 ont décidé de mettre en place des chartes de développement durable.

     

    Un petit conseil pour adopter facilement une démarche sport et développement durable ?

    Utiliser des gourdes ! Quand on fait du sport, il est bien évidemment très important de s’hydrater mais pas au détriment de la planète ! La durée de vie d’une gourde est de 2 ans en moyenne et vous n’imaginez pas le nombre de bouteilles d’eau en plastique que cela représente !

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