• Baptiste Maurel, de l'OM au LOSC

    Baptiste Maurel, de l'OM au LOSC
    994 kilomètres. C’est la distance qui sépare le Vieux Port de Marseille du beffroi de Lille. C’est surtout celle qui relie le parcours professionnel de Baptiste Maurel, actuel Marketing project manager du LOSC et ancien AMOScien lillois. Focus sur ce globetrotteur amoureux du ballon rond.



    L’OM, le LOSC… quand est-ce que ton aventure dans les coulisses du football professionnel a véritablement commencé ?

    Pour être précis, en 2014 ! A peine quatre mois après être arrivé à AMOS Lille, avec des amis de ma promotion, nous avons décidé de rejoindre la Coupe du monde des clubs de la FIFA, qui s’est déroulée au Maroc. De l’activation des marques telles Toyota, Coca-Cola et Visa, à la gestion des animations jeunes de cet évènement, nos missions de volontaires ont été extrêmement enrichissantes. Nous travaillions en direct avec les équipes de la FIFA. Cela a complètement confirmé ce que je voulais faire dans la vie.

    Originaire de Toulouse, tu aurais également pu tomber dans l’univers du rugby…

    J’y ai quand même goûté puisque pendant huit mois, j’ai rejoint le célèbre club du Castres Olympique qui joue en Top 14. En tant qu’assistant marketing, commercial et évènementiel, j’ai eu le privilège de toucher à tout et de découvrir de nombreux aspects de la vie d’un club. La polyvalence a été le maître mot de ce stage.

    Pour finalement te retrouver dans un autre Olympique !

    Après des voyages de fin d’études à Coventry ainsi qu’à Chicago, j’ai rejoint le service marketing de l’Olympique de Marseille. Mon objectif a été de développer la marque OM sur différents pans d’activité (ex : merchandising, membership, servicing…) . Pendant cette période, j’ai énormément travaillé sur le développement international de l’OM avec un ciblage sur la Chine, les USA et l’Afrique. J’ai dû identifier les pays potentiels où le club pouvait se positionner.

    Pourquoi n’y es-tu pas resté ?

    Je devais y signer un CDI à la fin de mon stage. L’énième remaniement de l’OM Champions Project a finalement eu raison de mon directeur marketing, qui a fait tomber à l’eau mon embauche.

    Toutefois, le projet d’un autre grand club de Ligue 1 est apparu !

    Marc Ingla et Gérard Lopez, respectivement directeur général et président du LOSC, présentaient à la même période, le « LOSC Unlimited ». J’ai candidaté et ai été retenu à l’époque où Marcelo Bielsa était encore entraîneur. J’ai intégré le service marketing et j’y suis, cette année, pour la deuxième saison.

    Que signifie être « Marketing Project Manager » au LOSC, dans ce nouveau modèle organisationnel et économique ?

    Partir de zéro. Ce n’était que des feuilles blanches au démarrage. J’ai dû (et dois encore) tout créer. Ma mission principale est de développer de nouveaux segments de marque.

    Comment s’articule ce développement ?

    Autour de quatre axes majeurs, que sont : le développement de la marque à l’international, les nouvelles technologies, l’eSport et la politique RSE.

    On imagine aisément que les nouvelles technologies et l’eSport vont de pair…

    Effectivement, l’objectif est de capter les Millenials en proposant de nouveaux contenus et en créant des expériences inédites. En sport comme en eSport, nous avons un objectif de compétition et envisageons de nous développer sur plusieurs plateformes de jeux… voire de toucher l’international.

    Comme l’OM, le développement du LOSC passe par la Chine, les USA et l’Afrique ?

    Actuellement, le LOSC se développe prioritairement en Chine pour rayonner à l’international. Après avoir misé sur les réseaux sociaux chinois, puis avoir lancé le site officiel du LOSC en mandarin, des écoles de football brandées LOSC, viennent de voir le jour. Je suis d’ailleurs allé dans ce pays, à Suzhou exactement, en décembre dernier, afin d’inaugurer les LOSC All in Soccer Schools.

    Notre souhait est d’essayer de capter, in fine, un nouveau public et éventuellement des marques. Malgré un fossé avec les tops clubs européens tels que des Real de Madrid, des Manchester United… le marché chinois nous semblait opportun et plus facile à pénétrer. Notre savoir-faire en termes de formation est un véritable atout à faire valoir. A l’avenir, l’Inde et les USA peuvent être de véritables pistes.

    Et sur un plan plus local, votre politique RSE s’est intensifiée…

    C’est un pilier important du nouveau projet lillois. Nous voulons replacer le LOSC au centre de sa cité. Le club doit redevenir un acteur fort et engagé de la région. Depuis quelques années, le LOSC mène de nombreuses actions dans ce domaine… il est vrai que, saison après saison, nous essayons d’améliorer et de mieux organiser notre politique sociétale. La RSE fait véritablement partie de notre stratégie. Nous avons pour objectif de créer à court terme une structure dédiée pour gérer cette action.

    Quel impact ont les bons résultats du LOSC sur ton quotidien ?

    Il est vrai que ces derniers, quand ils sont positifs, ouvrent beaucoup de portes mais cela ne signifie pas que tout va changer car par nature l’aléa sportif est trop incertain. Cela attire en tout cas de nombreuses personnes, qui viennent vers nous pour développer de nouveaux projets/partenariats.

    Enfin, qu’est-ce qui te plaît le plus aujourd’hui dans tes missions ?

    Le LOSC est en pleine mutation, veut raccrocher les sommets et avoir des projets inédits. J’ai la chance d’être arrivé à ce moment et de pouvoir travailler dans cette dynamique, ce qui est hyper intéressant et extrêmement captivant.

    Le fait de travailler dans un cadre international et interculturel (nouvelles cultures, nouveaux pays et nouvelles méthodes de fonctionnement) m’enrichie autant sur le plan personnel que professionnel !

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