• Les courses, un business florissant

    Les courses, un business florissant
    Le RAID BOMB’AMOS & UCPA, événement phare organisé par les étudiants en 4ème année du Programme Grande École, spécialisation événementielle du campus bordelais approche à grands pas ! Le samedi 23 juin prochain, plus de 200 personnes seront attendues sur le domaine de Bombannes de l’UCPA pour participer à ce raid multisports outdoor regroupant plusieurs disciplines sportives. Au programme : courses en duo mêlant running, VTT, bike & run ou swim & paddle.

    Boris LAVAL, Directeur du campus AMOS Bordeaux en profite pour faire un point sur le business de ces courses à pied de plus en plus nombreuses ces dernières années.

    « Le week-end dernier s’est couru la SoMad à Bombannes… courue ou sautée ou nagée ou faire de son corps l’objet du dépassement de soi dans n’importe quelle situation et avec le sourire, surtout. C’est aussi l’une des composantes de la tendance des courses à obstacles ou des Colors run par exemple : la bonne humeur au coeur de la stratégie de communication, le chrono relégué au second plan. C’est devenu la grande évolution des courses qui nous sont proposées ces dernières années, peu importe son format, pas un week-end sans inscription possible sur un raid, un trail, un 10 km, un swim & run, un triathlon, un semi-marathon… Bien évidemment il reste les sportifs chevronnés, toujours plus nombreux dans ces disciplines de pleine-nature qui attirent. Bref, l’épanouissement passe désormais par une inscription en ligne, un dossard, un départ et une arrivée. Quels sont les ingrédients de la motivation des pratiquants ? Quelle segmentation pour quelle cible ? Les études socio-économiques sont assez éloquentes sur le sujet et révèlent des finalités toutes différentes chez chacun(e) :  hygiénisme, performance, loisir. La quête du plaisir dans l’effort, une allégorie de nos sociétés modernes sans doute, quoi qu’il en soit ceux qui se réjouissent sont : les clubs d’athlétisme même si la pratique pour certain(e)s rentre mal dans les cases fédérales, les collectivités territoriales qui accueillent avec plaisir et quelques fois inquiétudes ces animations, les distributeurs spécialisés d’articles de sports directement concernés car souvent partenaires, parfois organisateurs mais toujours bénéficiaires de clients soucieux d’être bien équipés. Les organisateurs privés se sont développés, des aventures entrepreneuriales teintées de réussite mais confrontées de plus en plus à un marché concentré et désormais régulièrement saturé chaque week-end d’événements de ce type. Des marchés de niche, aussi pour les plus malins;  plate-forme web spécialisée dans les inscriptions en ligne, sociétés de chronométrages… Une industrie presque ! C’est de ça dont on pourrait parler, en tout cas d’un écosystème structuré, rentable pour sûr, une équation parlante pour moi… Le coût de l’inscription sur le Schneider Electric Marathon de Paris ? Entre 80 et 115€ pour environ 50 000 participants, et si je ne connais pas dans le détail les charges supportées par l’organisateur A.S.O., je me dis tout de même que les courses sont devenues un véritable business. »

     

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