• Avec DIGI-SPORTS, faites le MUR !

    Avec DIGI-SPORTS, faites le MUR !
     Passionné de sport, homme de terrain et entrepreneur, Thierry Grammer nous raconte l’aventure DIGI-SPORTS avec franc-parler, pugnacité et fierté. Le concept du mur DIGI-SPORTS, c’est proposer une animation digitale, innovante et ludique, 100% clé en main. Faire d’un événement sportif ou d’un Team Building, un moment inoubliable ! Thierry, nous expose son business model, les enjeux stratégiques de son entreprise avant et après la crise sanitaire.

     

    Thierry, peux-tu nous raconter ton histoire avec le sport et ton parcours professionnel ?


    « Je suis issu d’une filière STAPS, avec mention entraînement du sportif, et notamment dans le foot. En 4ème année, la filière était un peu « bouchée », pas aussi développée que maintenant ! J’ai donc décidé d’évoluer dans le commerce.

    J’ai rejoint le groupe « Temps2Sport » qui est une chaîne de quatre magasins de sport en Alsace et Franche-Comté. J’y suis resté treize ans où j’ai occupé trois fonctions : Responsable de l’agence de Strasbourg, Directeur Commercial, et Acheteur.

    A partir de 2015, je me suis mis, à mi-temps, pour travailler sur le projet de lancement de DIGI-SPORTS, avec mon associé, Rémi Gilberton. J’ai finalement rejoint le projet intégralement, en 2017, où j’y travaille à 300% depuis. »

    Comment avez-vous eu cette idée ?


    « Initialement, l’idée de DIGI-SPORTS vient de mon associé, Rémi Gilberton, joueur professionnel, puis entraîneur et formateur diplômé de tennis. Rémi a un jour eu l’idée de révolutionner le mur en béton, très utilisé dans les années 80-90 pour perfectionner son revers, et coup droit. Il imagine, alors, et conçoit le mur digital DIGI-SPORTS, pour des événements sportifs ou des événements entreprises.

    Notre 1er client en 2015 fut Rolland Garros. Cela nous a beaucoup aidé en termes de visibilité puisque nous avons été présents pendant quinze jours lors de l’évènement. Notre 2ème client, et j’en suis fier, puisque c’est mon secteur, a été le PSG en juin 2015.

    Concrètement, DIGI-SPORTS, c’est deux gros pôles d’activité :

    • La location d’un concept event à des entreprises ou des event sportifs allant de 50 à 80 000 personnes :

      • 50% de l’activité réside dans le B to B. Cela passe par des event entreprise comme des soirées de noël, du divertissement, ou bien encore des activités de Team Building avec un public plus ciblé et des objectifs clairs (compétition, leadership, cohésion d’équipe) définis avec les RH, et patrons de PME. Un travail de scenarii est, alors, réalisé avec les RRH et les coachs DIGI-SPORTS.

      • 50% de l’activité est généré par le sport premium (RCS, PSG, Top 14 Rugby avec la SG), où l’on associe le concept du mur à des évènements sportifs.



    • Le Développement de la franchise : Avant 2018, nous avons testé plusieurs modèles économiques. Nous avons, par la suite, décidé de lancer un réseau de franchise en France. Ce réseau est basé sur l’exclusivité, par département, où nous vendons le droit d’exploitation du concept pour une durée de trois ans. Ce système de franchise a permis de nous ouvrir à un nouveau marché, celui des événements B to C comme les mariages ou soirées par exemple. Ce réseau fonctionne bien. Aujourd’hui, nous avons plus de 45 partenaires en France et des concessions également au Maroc, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg et en Israël. »


    Quel est l’événement sportif qui t’a le plus marqué ?


    « J’en choisirai deux, le premier est lorsqu’on a animé la soirée d’anniversaire d’Hugo Lorris avec notre mur dans sa maison à Londres. Nous avons passé toute la nuit avec ses proches. C’est une personne adorable ! Le deuxième souvenir qui me vient est celui où l’on a rencontré Roger Federer et Andy Murray à Glasgow. Nous avions fait le voyage en camion jusqu’à Glasgow pour voir jouer ces « monstres du tennis » ! »

    Quels étaient les enjeux et perspectives de développement avant la crise sanitaire ?


    « Les enjeux étaient essentiellement basés sur le développement du réseau à l’international : Dupliquer le modèle économique à l’étranger, notamment en Espagne et en Italie. Et également développer le « Digi-Solutions », des solutions type RH, au travers de murs et coachs dans des activités de Team building, formation en entreprise, recrutement, addiction et sensibilisation aux chauffeurs routiers, collèges, ou bien encore lycées via des lunettes qui simulent la prise de stupéfiants. Mais alors, vous vous demandez sûrement : Comment peut-on recruter grâce à un mur ? En observant, le comportement des candidats par rapport aux thématiques de jeux proposées. Idem pour la formation, nos murs digitaux sont avant tout des outils d’aide à l’étude des comportements. Le travail des coachs est ensuite essentiel pour atteindre les objectifs fixés par les entreprises. »

    Ces enjeux ont-ils changé depuis la crise sanitaire ?


    « Pas vraiment même s’il est encore un peu tôt pour le dire. Nos activités sont à l’arrêt et nos équipes en chômage partiel : C’est ce qui change la donne aujourd’hui ! Les choses reprennent doucement mais pour l’instant les regroupements de dix personnes sont encore interdits. Nous sommes juste contraints à attendre que cela reparte. Ces 3 mois nous auront, tout de même, permis de travailler plus en profondeur sur le développement de nos pôles. Nous avons, également, mis en place plus de protocoles que nous appelons « Play Safe » (gants, barrières en plexi, lavage de mains) pour rassurer les entreprises et respecter les gestes barrière. »

    Thierry, si tu avais un conseil à donner à nos étudiants dans l’événementiel sportif ?


    « Je pense avant tout que si l’on veut travailler dans l’événementiel, il faut accepter les bons et moins bons côtés du métier. Il faut aimer voyager, être loin de chez soi, être prêt à faire des journées de 15h (démontage jusqu’à 3h du matin parfois), être aventurier dans l’âme, entrepreneur, et avoir une bonne condition physique et mentale. Je dis souvent à mes stagiaires de 20 ans de « couper le cordon » car dans notre métier ils ne pourront pas rentrer tous les soirs chez papa et maman !

    Si j’avais un conseil à leur donner, c’est de se confronter rapidement avec le monde du travail pour compléter leur formation à l’école. Il y a toujours un décalage entre leurs cours et la réalité du terrain. C’est important de voir ce qu’il se passe réellement. Je travaille avec beaucoup de stagiaires AMOS notamment, et on parle de cette réalité dès l’entretien d’embauche. Je vois assez vite si l’étudiant(e) est fait(e) pour ça ou pas ! »


    Mur digitaux

    Propos recueillis par Anne-Sophie Paumier, chargée de communication AMOS Strasbourg

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