• GO Sport, une stratégie omnicanale

    GO Sport, une stratégie omnicanale
    2017 fut encore une année faste pour le marché de la distribution d’articles de sport en France, avec 3% de croissance, soit un peu plus que la croissance moyenne du secteur lors des cinq dernières années (2.9%). Quatre acteurs principaux se partagent la part du lion : Décathlon, Intersport, Sport 2000, et Go Sport. Nous avons rencontré William Raffa, Directeur Sud-Est, de l’enseigne créée en 1978 à Grenoble, ville hôte des Jeux Olympiques d’hiver dix ans plus tôt.

    Go Sport Sud-Est, c’est 16 magasins, et 280 collaborateurs, ainsi que de nombreux métiers différents. Des postes d’encadrement tout d’abord avec des directeurs de magasin, des chefs de rayons déclinés en deux groupes, les managers de rayons et les animateurs de département. A cela s’ajoutent les vendeurs et les hôtes/hôtesses de caisse.

    William Raffa, à la tête de la région Sud-Est nous explique le fonctionnement de l’un des géants de la distribution d’articles de sport en France.

    Comment l’enseigne Go Sport se différencie-t-elle de ses concurrents ?

    Aujourd’hui Décathlon propose une offre dédiée quasiment à 100% à leurs marques propres. L’enseigne Intersport, elle, fonctionne grâce à un réseau de magasins franchisés. Ce sont en général des entrepreneurs locaux qui possèdent un ou plusieurs magasins. A l’inverse, Go Sport a un réseau mixte entre magasins intégrés et magasins affiliés. Aussi, quand Intersport met en avant l’offre lifestyle (jeans, pulls t-shirts…). Go Sport s’oriente plus sur l’offre dédiée à la pratique sportive. Chez Go Sport, nous nous voulons le référent des grandes marques internationales (Adidas, Nike, Puma…), mais en parallèle, nous avons également plusieurs marques propres (Wanabee, Scrapper, Athlitech…). En terme d’approche client, notre positionnement est d’être le coach bienveillant pour la pratique sportive de nos clients. Nos vendeurs doivent être capables de bien comprendre le besoin du client, pour les orienter ensuite vers le produit en adéquation avec ce besoin.

    Enfin, nous sommes en avance par rapport aux autres enseignes sur l’omnicanalité. Nous désirons créer une convergence entre le monde physique et le monde digital avec entre autres du click&collect, la possibilité de passer des commandes en magasin, des vendeurs munis de tablettes...

    Nous avons pour objectif d’être un commerce moderne et omnicanal, ce qui nous permet de nous différencier des autres enseignes.

    Quelle est la politique actuelle de Go Sport en terme de sponsoring sportif ?

    Nous essayons de construire des relations avec des clubs sportifs phares de la région. Nous avons par exemple commencé un partenariat il y a 5 ans avec Fos Provence Basket alors qu’ils étaient en Pro B. Au fil du temps nous sommes devenus un partenaire majeur du club. Ce n’est pas seulement un partenariat de visibilité (panneaux de basket, shorts du club…), mais également un partenariat constitué d’échanges. Fos s’adresse par exemple à nous lorsqu’ils ont un besoin en équipements, que ce soit pour les équipes de jeune ou pour l’élite. En résumé, nous essayons toujours d’être dans un rapport gagnant/gagnant avec nos partenaires.

    Aujourd’hui beaucoup d’AMOSciens trouvent leur stage chez Go Sport, notamment pour leur stage de 1ère année dans la distribution, quelles compétences sont-ils amenés à développer ?

    Avant de parler de compétence, il faut parler d’expérience de la découverte. J’estime qu’il faut découvrir comment fonctionne un magasin de sport, notamment sur l’animation du rayon. L’objectif est de mettre les étudiants dans une démarche de vente, c’est-à-dire l’accueil du client, la compréhension du besoin, l’orientation vers les bons produits…

    Nous mettrons vraiment l’accent sur la relation client, tout en permettant à l’étudiant de découvrir la vie d’un magasin dans une période de forte fréquentation (Noël, soldes…), ce que l’on ne voit pas lorsque l’on est simple consommateur. Ce sera également l’occasion pour les AMOSciens de travailler l’intégration dans une équipe déjà en place, avec une hiérarchie à respecter.

    Une digitalisation pour tendre vers l’omnicanalité :

    • 60 % de croissance du CA en ligne en 2017

    • 40% des achats web effectués via mobile

    • Click & collect en magasin

    • + de 720 000 références sur la Marketplace

    • 1 M€ d’investissements sur le digital en 2017

    • Des vendeurs équipés de tablettes


    Propos recueillis par Pierre-Emilien Bellec, chargé de communication, AMOS Marseille

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