• [Interview] Louis Roizard, Directeur de rédaction pour Terrains de Sports

    [Interview] Louis Roizard, Directeur de rédaction pour Terrains de Sports
    Pierre Adlan-Mérini (MBS 1 Lyon) a eu l’opportunité de réaliser son stage de fin d’année au sein du magazine Terrains de Sports, spécialisé dans la création, gestion et entretien des équipements sportifs.

    Comment est venue l’idée de Terrain de Sports ?

    Louis Roizard: Le magazine a été créé en septembre 2000, l’objectif était de mettre en relation les collectivités locales et territoriales avec les professionnels des équipements sportifs (bureaux d’études, maîtres d’œuvres, entreprises de création et rénovation d’équipements sportifs, fournisseurs...) pour qu’elles aient un support de référence à leurs projets. 

    Concrètement, il y a neuf numéros par an plus quelques hors-séries et guides comme l’Observatoire des Terrains en Gazon Synthétique qui est paru en juillet. Dans chaque numéro, on retrouve des actualités, des présentations de projets, des portraits de professionnels, des fiches techniques et des focus sur les derniers produits et techniques.  Lorsque l’on regarde les sommaires, on se rend compte que les rubriques sont calquées sur le quotidien des lecteurs, gestionnaires et responsables des équipements.

    Par ailleurs, nous gardons un contact régulier avec nos lecteurs au travers d’une newsletter qui paraît tous les quinze jours dans laquelle nous insérons des questions nous permettant de réaliser des sondages et d’impliquer directement nos interlocuteurs dans la rédaction de leur magazine et ensuite réaliser des articles correspondant à leurs préoccupations. Par exemple, lors de notre dernier sondage, 64% des votants estiment que la France a une chance d’organiser les Jeux Olympiques de 2024 ; dans le précédent, 74% indiquaient une hausse du nombre de licenciés dans les clubs de leur commune. Aujourd’hui, la partie web est devenue un complément important et utile au format papier.

     

    Comment s’est passé le lancement du magazine ?

     

    LR: Il a fallu un gros travail de prospection en amont pour ensuite lancer les campagnes d’abonnements et atteindre notre cible de la façon la plus précise et efficace possible. Et tout cela sans internet bien sûr. Ensuite, c’est la qualité du magazine qui entraine la réussite ou pas. Dans le cas de Terrains de Sports, cela à plutôt bien marché puisque nous sommes toujours là 15 ans après et que le magazine a effectivement grandi.

     

    Comment rentabiliser un tel magazine en se concentrant sur un marché assez restreint finalement ?

     

    LR: Nos revenus sont issus des abonnements et de la publicité évidemment. Après, le plus important, est d’arriver à être considéré comme un ouvrage de référence, ce que nous arrivons plutôt bien à faire. S’il y a des lecteurs, les annonceurs suivent forcément. Comme tu as pu le remarquer pendant ton stage, l’Observatoire dont je parlais tout à l’heure et sur lequel tu as travaillé est très attendu par les mairies car les terrains synthétiques intéressent beaucoup de communes, mais elles ne savent pas toujours ce qu’il est possible de faire et qui contacter. Nous leur apportons ces informations. De l’autre côté, les fournisseurs de gazon synthétique sont très intéressés par notre magazine afin de communiquer directement auprès de leurs clients potentiels. En restant attentif à l’évolution du marché et en offrant des numéros complets, répondant aux problématiques que peuvent se poser nos différents lecteurs, on s’assure une certaine fidélité qui nous permet de fonctionner.  

     

    Comment voyez-vous l’avenir de Terrains de Sports ?

     

    LR: Terrains de Sports à déjà bien grandi depuis sa création, nous sommes passés de 6 à 9 numéros annuels auxquels viennent s’ajouter des guides, des hors-séries et, depuis 2010, un supplément consacré aux centres aquatiques (qui s’appelle d’ailleurs Centres Aquatiques).

    Donc, pour le futur, l’objectif est de pérenniser la formule existante tout en cherchant à encore faire grandir Centres Aquatiques pour qu’il ne soit plus « le petit frère » de Terrains de Sports mais son équivalent.

     

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