• Julien Duchateau : Roi du partenariat chez SD Management

    Julien Duchateau est un passionné de sport qui a toujours souhaité évoluer dans cet univers professionnel. Sa carrière a connu un coup de pouce alors qu’il était encore étudiant. Ensuite, les choses se sont enchainées très rapidement : intégration en Programme Grande Ecole à AMOS Nice, Coach Google certifié, Accompagnateur de transformation digitale pour les entreprises et surtout, responsable des partenariats pour SD Management. Interview d’un alumni qui a toujours un nouveau projet en tête.


     Julien, parles-nous de SD Management qui n’est pas connue du grand public...


    SD Management c’est une société d’agents de joueurs qui intervient principalement en France mais aussi en Irlande, en Angleterre et en Nouvelle-Zélande, là où le rugby est le sport roi. Nous accompagnons des joueurs professionnels dans leur carrière : gestion de contrats avec les clubs, contrats de sponsoring avec les entreprises, assistance juridique... C’est une agence qui offre un service complet et global à chaque joueur. Aujourd’hui, nous sommes experts dans le rugby et ne travaillons que dans ce sport. Le fondateur, Stéphane Dray possède également les licences pour le football et le basket.


    Quelle est l’image du métier d’agent de joueur aujourd’hui ?


    Pas très bonne (sic). Pour les joueurs c’est un  appui indispensable dans la gestion de leur carrière sportive et extra-sportive voire de leur reconversion. Pour les entreprises et les marques, nous sommes perçus comme des quêteurs qui vont systématiquement demander de l’argent. A part les agents très médiatisés, il existe une forte concurrence sur ce métier. Chaque agence doit se démarquer pour créer un avantage concurrentiel et valoriser son image auprès de ses parties prenantes. Chez SD Management, nous avons fait le choix de nous démarquer par les services proposés aux joueurs afin d’être le plus complet possible dans notre accompagnement.



    Et quel est ton rôle dans cette démarche de services ?


    La base de l’agence est de travailler la relation contractuelle entre le joueur et le club. La plupart des agences ont déjà intégré les questions liées à la e-réputation des joueurs. Et c’est précisément mon rôle au sein de l’agence. Dès que nous signons un nouveau joueur, je lui propose un audit et un accompagnement pour optimiser sa présence sur les réseaux sociaux. C’est aujourd’hui incontournable pour un joueur professionnel afin de valoriser son image, véhiculer ses valeurs, défendre des causes mais également pour préparer sa reconversion. SD Management va également plus loin et propose aujourd’hui à ses joueurs de les mettre en relation avec des entreprises et de créer une relation de partenariat. Concrètement, je rencontre des entreprises, étudie leurs besoins et je peux ensuite leur proposer des partenariats sur-mesure pour profiter de la notoriété de nos joueurs. Par exemple, une concession automobile peut doter un rugbyman en lui offrant une voiture en échange de visibilité sur les réseaux sociaux du joueur ainsi que de sa présence physique ou virtuelle dans des campagnes de communication et lors d’événements.


    Je travaille toujours avec des cibles locales, souvent des points de vente qui ont besoin d’augmenter leur trafic. Le rayonnement des joueurs du rugby et l’image qu’ils véhiculent sont des atouts de poids pour convaincre les marques de s’engager avec nous. Je travaille pour les joueurs mais aussi pour les entreprises afin de consolider ma relation avec elles et développer des partenariats avec plusieurs joueurs. Aujourd’hui, j’ai la chance de travailler avec des joueurs de renommée internationale comme Teddy THOMAS, Jefferson POIROT, Gaël FICKOU ou encore Geoffrey DUMAYROU. Cela ouvre de belles perspectives pour la coupe du Monde qui aura lieu en France en 2023.


    Selon toi, quel est le futur des agences sportives ?


    Pour moi, l’agence de demain elle s’apparentera à une agence marketing, capable de créer un éco-système de services aux joueurs en faisant cohabiter le métier historique d’agent de joueur avec la capacité de négocier les meilleurs contrats avec les clubs mais aussi le métier d’agent d’image, celui qui va s’occuper de la réputation du joueur, de ses partenariats, notamment sur le digital mais pas seulement. Peut-être que des services en lien avec la gestion de l’après carrière sont encore des pistes sur lesquelles les agences peuvent également s’améliorer. La reconversion d’un sportif professionnel se joue essentiellement pendant sa carrière, c’est la période pendant laquelle il peut capitaliser et développer sa notoriété, sa réputation et son image qui seront autant d’atouts dans le monde de l’entreprise. Pour conclure, je pense qu’il faut sans cesse être à l’écoute des joueurs pour détecter leurs nouveaux besoins afin d’augmenter les services à leur offrir tout en restant expert sur le cœur de métier. La logique de co-construction, qui est très en vogue dans les entreprises (entre les salariés, entre la marque et ses clients) doit aussi imprégner notre quotidien.


    En parallèle de tes activités chez SD Management, tu es coach Google. En quoi cela consiste ?


    J’ai effectivement été certifié coach Google en 2018. Tout est allé très vite, j’ai saisi une opportunité de stage chez Waze, l’application de navigation de Google, apportée par un intervenant d’AMOS Nice. Cela s’est très bien passé et comme Waze occupe les mêmes locaux que Google à Paris, j’en ai profité pour créer mon réseau et m’intéresser de plus près aux produits Google. Le rôle du coach est avant tout d’informer les entreprises sur les services proposés par Google. Et il y a beaucoup de srvices gratuits à destination des TPE-PME qui méconnaissent souvent l’art d’être identifié par ses clients sur internet. J’interviens plusieurs jours par mois, sur la moitié sud de la France sur sollicitation des Chambres de Commerce qui invitent les entreprises à des conférences thématiques. J’effectue des présentations devant des assemblées de plus 100 chefs d’entreprises ou décideurs, notamment sur les solutions Web to Store(1).Cela m’oblige à être attentif à toutes les dernière tendances en matières de webmarketing, que ce soit chez Google ou chez d’autres moteurs de recherches car Google n’est pas leader sur tous les marchés mondiaux. C’est un domaine passionnant dans lequel il y a toujours à apprendre. Le SEO (Search Engine Optimization(2) chez Google subit 500 à 600 mises à jour par an ! De ce fait, je suis toujours au courant des dernières nouveautés et cela est très bénéfiques dans mes missions chez SD Management.


    Ce rôle de coach Google m’a également ouvert des portes dans certaines entreprises. J’interviens directement au sein d’agences de communication pour leur partager les dernières nouveautés en matière de webmarketing mais également auprès d’entreprises qui entament leur mutation digitale. Aujourd’hui tous les acteurs, de la TPE à la multinationale, ont compris l’importance des leviers digitaux dans leur stratégie marketing.


    Aujourd’hui, je fais vraiment le métier que j’aime, j’ai la chance d’avoir plusieurs activités en lien avec le digital et le sport. Je pense que les sociétés d’agents de joueurs sont amenées à se développer et à créer des opportunités professionnelles à l’avenir.



     (1) D’internet vers le magasin / (2) Référencement naturel

    Propos recueillis par Jean-Loup Oudin, chargé de développement & communication, AMOS Nice


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