• Partir étudier le sport management à Londres

    Partir étudier le sport management à Londres
    Après avoir intégré AMOS Nantes en 4ème année du Global Sports Business Master, Loïc, Olivier, Paul, Pierre et Tristan ont décidé d’effectuer leur 5ème et dernière année à l’étranger. C’est à Londres que nos étudiants ont posé leurs bagages pour 6 mois d’études sur le campus AMOS. Au programme de ce semestre palpitant, des matières comme : sales, marketing, betting, e-Sport, event management, career development ou encore stadium development. Rencontre avec nos AMOSciens nantais sur leur retour d’expérience londonienne et le partage de « tips » pour une intégration réussie.



    Paul, pourquoi avoir choisi d’effectuer ta dernière année de Master of Business in Sport à AMOS Londres ?

    « J’avais déjà vécu une expérience étudiante à l’étranger, aux USA, et j’ai trouvé ça très enrichissant. Pour moi, il n’y a rien de mieux, à notre âge, que de coupler études et voyages. Une fois dans la vie active, on a moins le temps de vivre ce genre d’aventures pourtant essentielles. Ce sont des expériences impactantes aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Elles nous font devenir qui nous sommes, nous permettent d’apprendre une nouvelle langue, en l’occurrence l’anglais qui est la langue universelle, nous poussent à développer notre réseau professionnel à l’international, mais aussi, nous font découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures.»



    Pierre, comment s’est passé l’intégration sur place en cours et dans la vie quotidienne ?

    « Je suis arrivé sur Londres environ un mois avant le début des cours et j’étais hébergé par une connaissance ce qui a facilité toutes les démarches indispensables pour se lancer dans la vie anglaise. J'ai commencé par faire la demande d'un rendez-vous pour le NIN, National Insurance Number, auprès du Job Centre Plus. C’est un numéro de sécurité sociale, obligatoire pour pouvoir travailler au Royaume-Uni. Il faut impérativement penser à demander ce rendez-vous le plus vite possible car le délai pour en obtenir un peut dépasser les 3 semaines. Ensuite, en une journée, j'ai trouvé un emploi de serveur dans deux hôtels prestigieux du centre, le Dorchester et le Rosewood via l’application JobToday. Pour ce qui est du logement, nous avons également trouvé très rapidement une chambre en colocation avec Paul via Gumtree, l’équivalent de notre « Le Bon Coin ». Etant donné le prix de l’immobilier sur Londres, Il faut s'habituer à partager de petits espaces, mais cela faisait partie des concessions auxquelles nous nous attendions. Un autre point auquel il faut se préparer est celui du coût des transports. Même avec la réduction obtenue grâce à l'école le montant de l’abonnement mensuel avoisine vite les 100£. Cependant le système de transport est idéal et m'a vraiment permis de visiter de nombreux endroits de la ville facilement ! Les anglais sont vraiment aimables, toujours prêts à aider et souriants c'est très agréable. Pour ce qui est des cours sur le campus AMOS Londres, nous avions anticipé et étions déjà venu visiter l'école l'an dernier avec mes camarades. Nous avions donc déjà pris nos marques. En termes de cohésion de groupe ce fut très rapide, notre classe étant exclusivement composée d’étudiants AMOSciens. La solidarité s’est rapidement installée et nous avions une réelle complicité. Ensuite, les intervenants sont vraiment tous de qualité, comme Neil Doncaster, président de la ligue écossaise de football, donc la fluidité des cours s'est directement fait ressentir. »



    Tristan, quelles sont les différences fondamentales entre l’enseignement français et l’anglo-saxon ?

    « Cela n’a pas forcément de lien avec la pédagogie anglo-saxonne mais, dans un premier temps, le fait d’avoir des cours dispensés 100% en anglais demande beaucoup plus de concentration en classe et beaucoup plus d’énergie. Pour ce qui est de la méthode d’enseignement à proprement parler, la différence fondamentale est que l’enseignement anglo-saxon est basé sur l’interaction entre professeurs et élèves. Les étudiants sont très proactifs et apportent des éléments constructifs à leur cours. C’est très enrichissant car on se sent plus impliqué et investi.

    Depuis quelques temps, cependant, le modèle d’éducation français et notamment la pédagogie AMOS s’en inspire. Je n’ai donc pas forcément vue de très grande différence entre la pédagogie de 4ème année dispensés à Nantes et celle de 5ème année à Londres. Pour la plupart des matières, le professeur fait un cour magistral le matin, souvent accompagné d’un support PowerPoint, puis, l’après-midi, nous avons un travail de groupe et une restitution orale à présenter. J’ai particulièrement apprécié les matières de sales et marketing que je mets aujourd’hui en application dans mon stage au service commercial du Stade Rennais. En effet, nous étions souvent sur le terrain, comme la visite de grands stades : Griffin Park et London Stadium.



    Loïc, peux-tu nous raconter tes expériences professionnelles réalisées avec le campus ?

    « Nous avons eu plusieurs sessions de networking, des missions de consulting pour des grands clubs et différentes journées de cours délocalisées au sein d’infrastructures sportives de Londres. Parmi les expériences qui m’ont le plus marqué, je citerais :

    Chelsea FC Workshop : travail de groupe avec pour consigne « Design an idea to encourage non-football fans to attend a Chelsea FC match day. Start to have a think on it! »* (*trouver une idée pour inciter les non-amateurs de football à assister à un match du Chelsea FC). À la fin de la journée, nous avons exposé notre projet devant le staff du Chelsea FC.

    NBA London Game : réalisation d’enquêtes auprès des fans de la NBA pour comprendre leurs attentes lors des matchs de NBA délocalisés en Europe. Cette enquête a ensuite été présentée aux chefs de projets de la NBA pour que l’on puisse travailler avec eux d’ici les prochaines années.

    Séminaire à Coventry pendant une semaine : délocalisation des cours avec de nouveaux intervenants la semaine, visites de stades comme la Ricoh Arena et participation à un match de Hockey et un match de rugby le weekend.

    Soirée networking : en présence des représentants de la NBA & de Global Sports Jobs ainsi que des anciens étudiants AMOSciens travaillant aujourd’hui pour la Fédération Internationale de Tennis (ITF), la NBA et la Formule 1.

    En dehors de l’école j’ai également eu la chance de trouver, via l’agence d’hôtes Evolve, un petit job étudiant qui propose des missions d’accueil et d’hospitality notamment dans les stades lors des matchs de foot et de rugby. J’ai travaillé à Wembley pour un match de Champions League (Tottenham / PSV Eindhoven) et un match de rugby à Twickenham (Angleterre / Nouvelle Zélande). En dehors de l’aspect pécunier, cela m’a permis de travailler dans une enceinte sportive et de voir toute l’organisation d’un jour de match. »



    Olivier, quels conseils donnerais-tu aux futurs AMOSciens en partance pour Londres ?

    « Je distingue trois sujets majeurs propices aux conseils :

    • La recherche d’appartement: selon moi il faut privilégier les colocations à proximité de l'école. Les quartiers à cibler sont donc : Greenwich, Lewisham, Deptford, Vanbrugh Hill, Island Gardens et Isle of Dogs. N’hésitez pas à commencer vos recherches en amont du départ mais pas trop tôt non plus (sauf si vous êtes déjà sur place), une à deux semaines en amont suffisent ! En effet les offres sont très rapidement pourvues. Soyez prêt à élargir quelque peu le budget initialement prévu pour le logement ou prévoyez dès le départ un peu plus large ! > redondant car on en parle en amont sur le prix de l’immobilier à Londres, non ?

    • Intégration : ce conseil s’adresse surtout aux étudiants qui ne sont pas 100% à l’aise avec l’anglais. N’hésitez pas à venir à Londres en amont de la rentrée, 1 mois avant par exemple, pour que l'oreille s'habitue à l'accent British ainsi qu’aux diverses expressions. Trouvez un emploi ! C’est, d’une part, nécessaire considérant le coût de la vie londonienne et d’autre part, cela vous permettra de converser avec des locaux ou d’autres étrangers et d’élargir votre réseau. Comme Pierre l’a évoqué, il est assez simple de trouver des petits jobs étudiants à Londres. Pensez à intégrer un groupe Facebook Erasmus comme : https://www.facebook.com/groups/ErasmusLondon.org/ Cela vous incitera à participer à des événements en dehors de l’école, à sortir de votre zone de confort, à élargir votre cercle et à progresser en anglais.

    • Transport : Pour économiser au maximum, je conseille aux futurs étudiants de choisir un appartement proche de l'école pour minimiser le coût des transports. Achetez ensuite une Oyster Card et ne rajoutez de l'argent que dans les moments utiles. Vivre à proximité de l'école est vraiment l'un des meilleurs conseils que je puisse donner pour éviter des coûts supplémentaires excessifs.


    Profitez un maximum ! Comme Paul l’a si bien dit : étudier à l’étranger c’est une expérience unique !  N’en perdez pas une miette ! »
    Propos recueillis par Candice Lachal, chargée de communication, AMOS Nantes

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