• Retour sur la brillante carrière de Guillaume Joli, champion de Handball et parrain de la promotion 2019-2020 d’AMOS Lyon

    Retour sur la brillante carrière de Guillaume Joli, champion de Handball et parrain de la promotion 2019-2020 d’AMOS Lyon
    Parrain de la promotion 2019-2020 d’AMOS Lyon, le handballeur français Guillaume JOLI a accepté de nous parler de son nouveau rôle en tant que parrain et de revenir sur sa carrière de champion sportif, triple champion du monde, double champion d’Europe et champion olympique 2012 de Handball. Il nous a également présenté son nouvel objectif professionnel, à savoir transmettre sa passion pour le handball aux jeunes.

     

    Né à Lyon le 27 mars 1985, Guillaume Joli est aujourd’hui de retour dans sa région d’origine pour entraîner des jeunes lycéens et les préparer au handball de haut niveau, au sein du pôle espoir du Lycée Jean Perrin, à Vaise. Une reconversion qui a d’autant plus de sens pour le champion olympique, puisqu’il y a été élève également. C’est sur le stade de cet établissement que le parrain de la promotion 2019-2020 d’AMOS Lyon s’exprime sur ses motivations de reconversion professionnelle. Piqué par le virus du sport très tôt, il commence le handball à 4 ans à Tassin-la-demi-lune. Ses deux parents ont joué à un niveau professionnel, lui transmettant leur passion pour ce sport et l’encourageant à aller toujours plus loin dans ses objectifs.

     

    A 16 ans, Guillaume intègre le club de handball de Villefranche-sur-Saône et devient professionnel l’année suivante, puis de 2002 à 2004 il rejoint le club de Villeurbanne. S’ensuivent les premières sélections en équipe de France au club de Chambéry, puis un départ en Espagne en 2010, une expérience de deux ans dont Guillaume garde un excellent souvenir.

     

     

    « C’était ma première aventure à l’étranger, j’ai appris une langue étrangère et ai vécu dans une autre culture, une autre façon de voir la vie et le sport. 


    Le retour en France se fera au club de Dunkerque, une ville qui aura marqué Guillaume Joli non seulement parce que sa première fille y est née, mais aussi parce que c’est avec ce club qu’il deviendra d’abord vice-champion de France, puis champion de France. Cela comptera d’ailleurs comme un de ses plus beaux titres.


    « On devient champion de France une année ou personne ne nous attendait, on a réussi à faire ça grâce à beaucoup de liens humains, ça permet de mettre en avant le collectif et que parfois même sans les meilleurs joueurs on est capable de renverser des montagnes. »


     

    La victoire olympique aux J.O. de Londres en 2012 aura également marqué le champion de France. Guillaume nous relate son passage au village olympique, véritable aventure humaine et sportive qui reste à ce jour son plus beau souvenir en tant qu’athlète, cet évènement faisant rêver tout sportif et ce dès le plus jeune âge.


     

    « Ça reste un moment très fort, au-delà de la médaille il y a une aventure humaine qui dure pendant deux mois, on est tous ensemble en préparation pendant cinq semaines puis il y a les deux semaines de compétitions, qui sont fortes et intenses où on vit des émotions vraiment exceptionnelles. »


     

    En tant que spectateur d’évènements sportifs, Guillaume nous confie qu’un de ses meilleurs souvenirs est la nuit de l’athlétisme, où il aura pu assister au 200 mètres d’Usain Bolt qui réalisera le record du monde, aux épreuves finales du triple saut et du décathlon. Une compétition qui se déroule sur plusieurs heures, et qui délivre un impressionnant spectacle. Également, à la fin de sa carrière de handballeur, il aura suivi l’équipe de France au mondial 2017, où les huitièmes et les quarts de finale se sont tenus dans un stade de foot à Lille pouvant accueillir 27 000 personnes, un aspect assez inhabituel de son sport qui aura marqué Guillaume Joli.


    Curieux et s’intéressant à un maximum de sports, du water-polo au curling, notre parrain de promotion tente d’assister à un maximum de compétitions, que ce soit à la télévision ou en se rendant dans les stades, afin de se divertir et aussi de s’imprégner des différentes valeurs et techniques propre à chaque sport.


     « On essaie toujours de regarder les transverses qu’on peut faire entre les différents sports. »


     

    Une passion du sport présente dès le plus jeune âge : Sa mère jouait en seconde division et son père en première. Ce dernier entrainait le club local après sa naissance. Un milieu favorable pour devenir plus tard triple champion du monde, double champion d’Europe, et champion olympique.


    « Je suis tombé dans le handball étant tout petit, à 4 ans j’ai été piqué, ensuite c’était trop tard. »


     

    Aujourd’hui Guillaume Joli a pour objectif de transmettre aux jeunes du pôle espoir du Lycée Jean Perrin, ce que le sport a pu lui apprendre et lui donner, de les pousser vers le haut niveau grâce à son expérience et de leur permettre d’atteindre leurs objectifs de compétition : la relève est là et il souhaite lui donner toutes les clefs pour représenter le handball français dans les années à venir, comme pour aider ces lycéens à affronter la vie grâce à l’enseignement sportif.


    « Je veux essayer de leur transmettre les valeurs que le sport peut défendre, pour faire d’eux de bons citoyens. »


     

    L’époque des Experts avec 6 médailles rapportées sur les 7 compétitions auxquelles Guillaume Joli aura participé constitue une période riche en émotions et en souvenirs. Le plus anecdotique d’entre elles était de se retrouver avec les autres sportifs français dans un bus sur les Champs Élysées. On imagine que cela doit procurer un sentiment collectif assez particulier !


    Nous interrogeons également Guillaume Joli sur les coéquipiers qui l’ont marqué. Si cette question est peu évidente notre parrain se remémore ses souvenirs d’internat, période de moments forts en fin d’adolescence. Au club de Villeurbanne Marc Auboiron et lui auront été (et restent encore !) très amis. En équipe de France c’est Michaël Guigou qui aura marqué Guillaume, par son jeu et ses valeurs.


    « C’est un génie avec un ballon et qui avait des valeurs humaines très fortes en dehors du sport. »


    Toujours dans un objectif de partage de valeurs, être parrain de la promo 2019-2020 d’AMOS Lyon correspond à la vision de transmission de Guillaume Joli. Il prend la relève de l’athlète Elea Mariama Diarra et de la présidente de l’ASVEL féminin Marie-Sophie Obama.


    « Je vais essayer d’être à la hauteur, de vous accompagner le mieux possible pendant cette année et d’être disponible si les étudiants ou école en ressentent le besoin. »


    Les conseils que nous donne d’emblée notre nouveau parrain : ne pas se donner de limite, croire en ses rêves et beaucoup travailler.


    « Tout travail est toujours récompensé. »


    Il s’agit d’une double casquette de reconversion sportive, notamment avec ce nouveau rôle d’entraîneur du pôle espoir au Lycée Jean Perrin. L’objectif était de pouvoir se reconvertir rapidement, aussi Guillaume Joli explique avoir passé des diplômes tout au long de sa carrière, soutenu par ses parents dans son projet afin de pouvoir profiter de sa passion afin d’être capable de la transmettre par la suite.


    « Pour le vivre le mieux possible, il faut l’anticiper […] je savais que j’avais cette vocation d’entrainer des jeunes. »


    Rapidement après la fin de sa carrière, Guillaume Joli a été embauché par la ligue Auvergne-Rhône-Alpes pour entrainer les lycéens du pôle espoir. Il est également sélectionneur de l’équipe de ligue, lui permettant d’allier transmission et formation, le tout dans sa région natale.


    « Si on a appris des choses, il ne faut pas les garder pour soi […] Le partage est une valeur qu’on m’a inculquée dans le sport et qui est très importante. »


     

    Ces principes lui tiennent à cœur et il souhaite accompagner les jeunes du pôle espoir vers le haut niveau, leur faire profiter de son expérience et leur permettre de réaliser leurs rêves sportifs.


    Nous finirons sur l’évolution du handball féminin, car pour la première fois la ligue A reçoit un naming avec Butagaz, élément très positif qui constitue un premier pas vers un développement concret de cette branche du handball français. Selon Guillaume Joli la fédération française de handball fait en sorte que tous les compétiteurs et toutes les compétitrices soient sur un pied d’égalité, notamment sur les primes des compétitions, qu’elles aient un caractère européen, mondial ou olympique.


     « Il y’a une volonté que tout le monde soit logé à la même enseigne. »


    Même si Guillaume Joli reconnaît que la génération des Experts est assez exceptionnelle, la fédération a à cœur de mettre aussi les femmes en avant et de les faire monter, un objectif qui semble atteint aujourd’hui puisque l’équipe féminine est championne d’Europe et championne du monde en titre !


    À présent, il faut que les organisations soient en mesure d’apporter des équipements et des structures adaptés aux clubs pour qu’ils puissent continuer d’évoluer ; c’est là que Guillaume revient sur les différences avec des pays limitrophes comme l’Allemagne, où on peut constater un retard sur le développement structurel du handball.


    En somme, passion du sport se résume à la transmission de valeurs et la volonté de voir le handball aller toujours plus loin, en s’appuyant sur les jeunes et le potentiel de l’équipe féminine, qui mérite bien son naming et qui a besoin d’être accompagnée pour renouveler le sport.



    Merci aux étudiants de la cellule communication pour l’interview de Guillaume Joli : de gauche à droite : Hélène Bonnet, Pierrick Gusto, Guillaume Joli, Thomas Delrat et Lena De Lorenzi.[/caption]

     
    Propos recueillis par Anne-Charlotte Meyer, Chargée de communication AMOS Lyon

     

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