• Sport & Business, un mariage qui a le lead !

    Romain Claverie, passionné de sport, s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale dès la fin de ses études en marketing et management du sport en 2011. Fondateur de l’agence LEAD, spécialiste du marketing et de la communication par le sport, cet auto-entrepreneur d’origine toulousaine a également créé, sur la base des piliers « sport et business », le Play in Club, un réseau d’entreprises atypique. Rencontre avec Romain.



    A l’origine de plusieurs projets, vous êtes un véritable créateur d’entreprises ! Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

    Difficile de parler de passion pour l’entreprenariat… Je parlerai plutôt d’opportunité. A l’issue de mon stage de fin d’études dans une agence de marketing sportif parisienne, c’est mon envie de retourner vivre à Toulouse qui m’a poussé à réfléchir. Je me suis rendu compte que ce type d’agence n’existait pas ici et qu’il y avait pourtant une forte demande sur la région Occitanie. J’ai bien réfléchi à mon concept, à mon positionnement et j’ai pris en compte les acteurs déjà présents sur le territoire… Une véritable étude de marché en soi. Au bout d’un moment, il faut arrêter de cogiter et se lancer. Ce que j’ai fait. Aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment de concurrence en locale, la vraie difficulté est de faire comprendre aux annonceurs locaux qu’ils ont besoin de nous !

    Vous êtes le directeur de l’agence LEAD, basée à Toulouse, pouvez-vous nous en parler ?

    LEAD est une agence de communication spécialisée dans le marketing sportif. Nous conseillons et accompagnons les entreprises ainsi que les institutions dans leurs stratégies de communication 360°, sponsoring, consulting, etc. Notre activité principale reste cependant l’événementiel sportif, à travers les activations de marque ou la création de nos propres évènements. Nous avons la capacité de gérer nos événements de A à Z : de la production, à la création digitale ou encore à la partie visuelle (vidéo, visuels scénographie…).

    Innovation (le fait qu’on soit une jeune agence aide) et réactivité (on peut monter un événement en deux jours) sont deux critères qui font en grande partie notre force. Nous ne sommes pas simplement une agence de marketing sportif mais surtout une agence de marketing par le sport. Nos clients peuvent aussi bien être de grandes marques nationales comme Adidas, Betclic, Prévoir, la Banque Populaire ou Panini, des structures de tailles diverses comme le Comité de Basket de Haute-Garonne ou Audi Toulouse, sans oublier les clubs professionnels dont le Toulouse Football Club (TFC) ou l’équipe professionnelle de volleyball, les Spacer’s.

    Le sport est devenu un outil de communication à part entière et toutes les marques peuvent et doivent l’exploiter… Cela permet de toucher le grand public. En réalité, nous travaillons nous ne travaillons que très peu avec des marques des sports mais plutôt avec les annonceurs qui investissent dans le sport que ce soit pour de la communication grand public ou interne.

    Être responsable marketing dans le sport, comment est-ce que cela se traduit dans votre quotidien ?

    Mon quotidien, c’est de jongler entre une multitude de projets en même temps ! Contrairement à ce que l’on peut penser, on passe beaucoup de temps au bureau : nous y sommes à 80% du temps contre seulement 20% sur le terrain. Sinon, je fais énormément de relation client, de suivi des projets et le travail de réflexion sur les nouveaux projets n’arrête jamais et se fait en équipe... Concrètement, lorsqu’un client nous demande de réfléchir à un nouveau concept pour une opération, on prend son brief, on « brainstorm » avec l’ensemble de l’équipe, on réfléchit à toutes les options en prenant en compte l’intégralité des contraintes et attentes du client, on essaie de budgétiser bien entendu. Et ensuite la proposition est envoyée au client. Dans le contexte dans lequel nous sommes, il est également primordial de rester continuellement au fait de l’actualité sportive et de se renouveler. Ce que je veux dire par là, c’est que pour satisfaire ses clients et les fidéliser, il faut être créatif et avoir constamment de nouvelles idées à leur proposer et cela implique aussi de s’adapter aux évolutions du secteur.

    Aujourd’hui, nous cherchons principalement à fidéliser nos clients. Mais nous avons la volonté de faire rentrer de nouveaux grands comptes afin de s’associer à des événements d’envergure international. Le saint graal pour moi ? Travailler avec les partenaires de la FFF et mener des actions de communication avec les joueurs.

    Vous avez également créé récemment le Play In Club. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

    Nous avons créé le concept l’année dernière. Il s’agit d’un réseau d’entreprises fondé sur la pratique du foot. En résumé, c’est un championnat inter-entreprises de Foot à 5 qui allie compétition sportive et mise en relation. Nous sommes partis d’un constat auquel nous sommes nous-mêmes confrontés au quotidien en tant que professionnel et qui plus est en tant qu’auto-entrepreneur : la nécessité de faire du réseau. Nous-mêmes adhérents de plusieurs clubs d’entreprises, nous nous sommes rendu compte qu’un très grand nombre d’entreprises avaient une à plusieurs équipes de foot. L’idée d’un concept permettant de répondre à ces deux besoins nous est donc venu… Et il s’avère que le « mariage » sport et business fonctionne très bien. Globalement, deux raisons majeures encouragent l’adhésion à notre business club. La première reste de rencontrer de nouveaux potentiels collaborateurs. La seconde, permettre à des collègues et associés de mieux se connaître, de passer un bon moment et de nourrir leur esprit de compétition… En quelque sorte un team-building. Aujourd’hui, le Play In Club rassemble quinze équipes de différents milieux (communication, enseignement supérieur, hôtellerie, sport, etc.) autour de 120 matchs et de plusieurs soirées de gala, et nous avons pour ambition de doubler nos effectifs dès la saison prochaine qui débutera en janvier 2019. Nous sommes contents d’avoir accueilli une « team » AMOScienne cette année. Avec la jeunesse des participants et leur condition physique, nous nous attendons à ce qu’elle joue un premier rôle au niveau sportif. Et puis pourquoi pas de belles collaborations entre nos membres et l’école ?


    Propos recueillis par Annaële Fritsch, chargée de communication, AMOS Toulouse

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