Les Aix’Perts dans le désert : le 4L Trophy vécu par Eloi Swiners, étudiant AMOS Aix-en-Provence
Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?
« Hello ! Moi, c’est Eloi SWINERS GIBAUD, j’ai 23 ans et j’arrive doucement mais sûrement au terme de mon parcours étudiant. Passionné de la vie et vivant de passions, j’ai toujours aimé me lancer dans des projets et partir vers l’inconnu. »
Peux-tu nous parler du projet et de ce qui t’a donné envie de te lancer dans l’aventure du 4L Trophy ?
« Le 4L Trophy, c’est bien plus qu’un simple rallye et ce qui m’a donné envie de le faire : c’est à la fois un projet solidaire, un défi mécanique et une aventure humaine hors du commun. Solidaire, car l’événement s’inscrit dans une démarche d’entraide et de coopération. Il soutient 4 associations qui œuvrent sur le territoire marocain : Enfants du Désert, Cap Eco Solidaire, Surfrider Foundation et la Croix-Rouge. L’objectif est simple mais essentiel : acheminer du matériel et participer, à notre échelle, à des actions concrètes en faveur des populations locales et de l’environnement.
C’est aussi un défi mécanique. Pendant plus de dix jours (quinze dans notre cas) nous embarquons à bord d’une Renault 4L, cette voiture mythique qui a marqué toute une époque. La nôtre était une fourgonnette F4 équipée du moteur 747 Billancourt : une voiture fiable, certes, mais fragile. Un moteur courageux, mais pas vraiment pressé… Disons qu’il nous rappelait régulièrement que l’aventure se savoure davantage quand on prend son temps. Cette aventure se vit à 3, pilote et copilote + la voiture.
Enfin, c’est une aventure humaine. On alterne entre être confiné avec son copilote dans 1m² pendant des heures et se retrouver dans l’immensité du Sahara avec les autres trophystes.
Ce qui m’a donné envie de participer à ce rallye ? L’envie de vivre une aventure de plus. Découvrir un nouveau continent. Sortir de ma zone de confort. Apprendre la mécanique automobile, un domaine qui m’était jusque-là assez étranger. Mais surtout, partager quelque chose de fort avec une personne qui m’est chère : Damien, mon copilote. Et puis, il y a aussi cette petite liste invisible que l’on garde tous quelque part dans un coin de la tête : celle des expériences qu’on rêve de vivre un jour. Le 4L Trophy était l’une de ces cases. Aujourd’hui, elle est cochée avec Les Aix’Perts. »
Pour plus d’informations, une vidéo explicative est disponible sur notre page Instagram :
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Comment avez-vous vécu cette aventure sur le terrain ? Entre les galères mécaniques, les nuits dans le désert et les moments forts, quels souvenirs retiens-tu le plus ?
« L’aventure a été tout simplement incroyable. Malgré la fatigue, les imprévus et quelques galères mécaniques, nous avons réussi à conserver notre optimisme et notre bonne humeur du début à la fin.
Nous avons littéralement appris la mécanique sur le terrain. Il a fallu comprendre notre voiture, réagir rapidement, demander de l’aide, essayer, se tromper, recommencer, se glisser sous la voiture dans le sable… Et finalement, c’est extrêmement gratifiant. On voit concrètement ses progrès : chaque réparation réussie, chaque problème résolu permet à la voiture de parcourir quelques kilomètres de plus… jusqu’à nous ramener chez nous.
Chaque journée apportait son lot de défis, et chaque soirée soulevait de nouvelles questions :
La voiture démarrera-t-elle demain matin ?
Que nous réserve la prochaine étape ?
A-t-on tout préparé pour demain ?
Parmi mes souvenirs les plus marquants, deux moments me viennent immédiatement à l’esprit.
Le premier est une rencontre inoubliable à Meknès, avec Younes. Il nous a accueillis chez lui avec une générosité incroyable, nous a fait découvrir sa ville et nous a même accompagnés sur plusieurs kilomètres jusqu’à la forêt des singes. Une rencontre simple, humaine, mais profondément marquante. Merci à lui. 🙏🏼
Le second souvenir est une soirée magique en bivouac, au milieu du désert marocain.
Il est 18 heures : il faut couper le moteur, peu importe l’endroit où l’on se trouve. La voiture s’arrête d’elle-même, car fatiguée par la journée. Nous installons le bivouac, cherchons un peu de bois, et peu à peu la nuit tombe sur le désert.
Autour de nous, quelques voitures, une guirlande suspendue entre deux portières, et six personnes réunies autour d’un moment simple mais précieux.
Dans ces instants-là, le temps semble suspendu. On n’avait presque pas envie de repartir le lendemain matin.
Au fond, le sentiment dominant reste la satisfaction.
La satisfaction d’avoir mené ce projet jusqu’au bout, d’avoir appris, d’avoir vécu ces moments uniques, d’avoir apporté notre contribution, et d’avoir fait des rencontres qui resteront gravées longtemps. »
Vous avez terminé à une très belle 18ᵉ place. Quel est ton ressenti après cette performance ? Est-ce un résultat auquel vous vous attendiez ?
« Nous sommes extrêmement fiers. De nous… et de la voiture aussi, il faut bien l’avouer !
Au départ, notre objectif n’était pas de viser un classement particulier. Nous voulions simplement faire mieux que la 465ᵉ place, qui était le classement de l’équipage qui avait notre voiture avant nous.
Beaucoup nous annonçaient déjà en panne avant même d’arriver au Maroc, voire avant même d’arriver en Espagne : moteur trop faible, préparation insuffisante, voiture trop fragile, amortisseurs abîmés…
Finalement, nous avons pris un certain plaisir à faire mentir ces prédictions.
1er jour : on se rend compte que la voiture subit pas mal le désert, mais tient bien le coup. Elle nous surprend déjà !
2ème jour : nous découvrons notre classement : 96ᵉ. Objectif atteint.
Nous décidons alors de tenter de rester dans le top 100 jusqu’à la fin.
3ème jour : 25ᵉ place. Là, on commence à y croire… même si la voiture commence à souffrir. On a perdu notre pot d’échappement, on a dû faire un trou dans la tôle pour scier une partie dans le réservoir d’essence, on a pété le câble d’accélération, …
À partir de ce moment-là, l’objectif devient double : continuer à bien se classer tout en préservant la voiture, car il reste encore tout le trajet retour.
Et puis arrive le classement final : 18ᵉ. Une immense satisfaction.
Je profite aussi de ce moment pour penser à nos compagnons d’aventure dans les boucles de rallye dans le désert, l’équipage “Les 2L en 4L” (Lizon et Léo). Ils auraient très certainement terminé dans le top 50 avec nous sans la casse importante sur leur train avant. Vous avez été des cracks, un soutien moral et mécanique précieux. Merci pour tout. 🫶🏼 »
Avec le recul, recommanderais-tu cette aventure à d’autres étudiants ou passionnés ? Pourquoi ?
« Oui, sans hésiter. Et j’irais même plus loin : j’accompagnerais volontiers des étudiants ou des passionnés qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure.
Le 4L Trophy est une expérience qui se vit et se partage. Elle demande de l’énergie, de la préparation et parfois un peu de patience, car tout n’est pas toujours simple. Certaines choses mériteraient sans doute d’être améliorées dans l’organisation, mais malgré cela, l’expérience humaine et personnelle vaut largement l’investissement. C’est une aventure qui transforme, qui marque, et qui laisse une trace durable. »
Peux-tu nous expliquer le partenariat qui s’est créé entre les écoles AMOS et ESDAC autour de ce projet ?
« L’histoire commence il y a un peu plus d’un an. À l’époque, j’évoque ce projet pour la première fois avec ma directrice, Chloé Demarquilly. C’est la première personne extérieure à qui j’en parle, et le simple fait de le formuler à voix haute rend soudain ce rêve beaucoup plus concret. J’ai parlé, je dois agir. Je continue donc à avancer de mon côté et à rassembler mes pions.
Puis, lorsque tout commence à se concrétiser, Chloé revient vers moi et nous échangeons à nouveau sur l’idée que les écoles pourraient soutenir l’aventure.
Mi-janvier, la réponse tombe : le projet est soutenu par les deux écoles du campus aixois.
Ce soutien s’est traduit par plusieurs formes d’engagement :
- Un don de matériel pour les associations partenaires,
- Un soutien financier,
Mais aussi l’implication et l’encouragement de nombreuses personnes gravitant autour des campus.
Et là, je réalise quelque chose d’assez fort : moi, étudiant en 2ème année de Mastère à AMOS d’Aix-en-Provence, qui ai découvert l’école presque par hasard en 2022, me retrouve soudain porté par toute une communauté.
Parce qu’au fond, une aventure est vécue par ceux qui la réalisent, mais elle existe grâce à ceux qui la portent. »
Pour mieux comprendre ce partenariat, voici des informations supplémentaires.
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Chloé Demarquilly, directrice d’ACE Aix-en-Provence revient notamment sur l’engagement d’Eloi :
“Eloi est de ces étudiants qui marque positivement un campus par sa personnalité et son professionnalisme, toujours disponible sur différents événements de l’école.
Quand il m’a parlé de son projet 4L trophy il y a un an, j’ai trouvé ça génial parce que ça lui correspond parfaitement : engagement, motivation, bonne humeur, le tout en étant tourné vers les autres. On avait alors regardé comment on pourrait s’organiser pour lui permettre de concilier au mieux son aventure et l’école.
Puis on a vu le projet se concrétiser, on a suivi les différentes étapes de la 4L au travers des réseaux et en discutant avec Eloi. Puis certains ont commencé à participer à titre perso. Finalement c’était une évidence de soutenir Les Aix’pert et Eloi au niveau de l’école. Parce que ce projet, cette aventure, ça incarne finalement les valeurs qu’on demande à nos étudiants : passion, conviction, dépassement de soi, engagement, résilience, professionnalisme, etc. Alors oui, c’était important de pouvoir soutenir, réellement, cette initiative d’Eloi qui depuis 3 ans met toute cette même énergie pour s’impliquer dans l’école tant au BDE dont il est le trésorier que sur des JPO ou donnant un coup de main dès qu’il le peut.
Et lorsque l’on voit le sourire avec lequel Éloi est revenu de cette expérience, lorsqu’on l’entend raconter ce qu’il a vécu, on ne peut qu’éprouver une grande fierté. Celle de se dire qu’AMOS et ESDAC ont, à leur niveau, contribué à cette belle aventure !”
Et maintenant que l’aventure est terminée, quels souvenirs ou apprentissages vas-tu garder de cette expérience ?
« Les souvenirs sont tellement nombreux qu’il serait impossible de n’en choisir qu’un seul. Mais je me souviens très précisément d’un moment particulier : lorsque nous étions en panne au milieu du Sahara. Bloqué sans savoir quoi faire. A plus de 500m de toutes pistes. Dans ce silence immense, face à l’infini du désert, on ressent très clairement quelque chose d’assez puissant : la grandeur du monde face à la petitesse de l’homme. C’est un sentiment à la fois vertigineux et apaisant.
Cette aventure m’a aussi confirmé une chose essentielle : l’envie de continuer à vivre des expériences fortes, de repousser mes limites et de me lancer dans de nouveaux projets sans craindre l’échec. Parce que l’échec n’est jamais une fin en soi. Il n’est qu’une étape sur le chemin de l’apprentissage.
Je terminerai enfin en adressant un immense merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cette aventure possible :
À nos proches, nos soutiens, nos partenaires et nos sponsors qui ont cru au projet. Et bien sûr à celles et ceux qui ont partagé cette aventure à nos côtés : Loïc et Matteo (Provençailes), Lizon et Léo (Les 2L en 4L), Anaïs et Thibaut (4l sur Mer), Théo et Léa (Les Aixplorateurs en 4L). 🫶🏼“
Merci à Eloi et Damien de nous avoir entraînés dans cette aventure folle, intense et passionnée, fidèle à leur énergie.
Pour finir, nous vous laissons regarder l’ambiance de leur binôme : https://www.instagram.com/p/DVGUsjoja5Y/
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.


















