L’entreprenariat, la formation et l’écriture : Zoom sur Damien Guichardon, intervenant d’AMOS Aix-Marseille depuis ses débuts
Parce que sublimer les étudiants c’est bien mais valoriser les intervenants est tout aussi important. Damien Guichardon est aux côtés d’AMOS Aix-Marseille depuis la création de l’école. Un engagement fort, rythmé par l’envie de transmettre et de former les AMOSciens aux enjeux de demain. Une interview exclusive au cœur de la vie professionnelle de Damien.
Hello Damien, j’espère que tu vas bien. Peux-tu te présenter s’il te plaît ?
Je me définirais avant tout comme un passionné de sport, de voyage et comme un entrepreneur dans l’âme depuis toujours. Ces passions sont à l’origine de toutes mes activités professionnelles. Pendant mes études, mes deux premiers emplois officiels ont été vendeur chez Décathlon et entraîneur de tennis, mes premiers pas dans le monde professionnel.
J’ai pratiqué le biathlon en compétition au niveau national et européen jusqu’à mes 18 ans, avant de me tourner vers le tennis. Après un bac scientifique, j’ai suivi une licence STAPS (management du sport, des loisirs et des collectivités locales), puis un master à l’ESTC en management et stratégie d’entreprise, en alternance chez Décathlon.
À la sortie de mes études, j’ai cofondé avec mon associé notre première entreprise : une agence d’aide à domicile à Avignon, sous franchise Senior Compagnie. En parallèle, j’étais également responsable d’un magasin bio sous l’enseigne Bio C’Bon. Aujourd’hui, nous sommes toujours solidement implantés dans le secteur de l’aide à domicile, avec des agences à Marseille, La Ciotat et Salon-de-Provence.
Nous avons également développé plusieurs projets autour du sport : un complexe indoor de sport sur sable, qui n’a finalement pas vu le jour, puis des studios de coaching avec électrostimulation (franchise Action Sport), lancés en 2019 et fermés après le Covid.
C’est dans ce contexte que j’ai rencontré Pierre-Emilien BELLEC. Nous recherchions des alternants, et AMOS des intervenants. C’est ainsi, un peu par hasard, que je suis devenu intervenant. Une mission qui me passionne toujours autant et que je poursuis aujourd’hui avec plaisir sur les campus d’AMOS Marseille et d’AMOS Aix.
En parallèle, je suis également écrivain. J’écris des romans d’aventure / polars, inspirés de mes nombreux voyages. J’ai aussi eu l’occasion d’accompagner des artistes dans l’écriture de leur autobiographie.
Tu es intervenant au sein d’AMOS Aix-Marseille depuis la création du campus en 2018. Qu’est-ce que cela représente pour toi ? Sur quels modules interviens-tu ?
J’en suis très heureux. À l’origine, l’enseignement ne faisait pas partie de mes projets. Pourtant, j’ai commencé à transmettre très tôt, dès mes 18 ans, en tant qu’entraîneur de tennis auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes.
Depuis 2018, je m’organise pour poursuivre mes interventions au sein d’AMOS, principalement autour de l’entrepreneuriat et du business development. J’aime vraiment transmettre, partager avec professionnels de demain et je considère cela comme essentiel.
J’ai eu la chance, dans mon parcours, de croiser des professeurs, des professionnels et des mentors qui m’ont aidé à progresser et à prendre confiance. C’est important pour moi de faire de même avec les nouvelles générations.
J’espère apporter un maximum aux étudiants, mais l’inverse est tout aussi vrai : on apprend énormément à leur contact. Ils nous obligent à rester à jour, à nous adapter. C’est extrêmement enrichissant.
Au-delà de ton travail et de tes interventions, tu es aussi écrivain. Tu as notamment écrit une trilogie. Peux-tu nous parler de cette passion ?
L’imagination et la création d’histoires m’accompagnent depuis l’enfance, mais l’écriture est devenue une véritable passion avec les voyages, notamment lorsque j’ai découvert l’Asie et plus particulièrement la Thaïlande, pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur.
J’y ai découvert une autre culture, une autre manière de penser. Écrire me permet à la fois de continuer à voyager et de raconter les histoires que j’aimerais moi-même lire ou entendre.
À partir d’une idée simple, j’ai écrit un premier brouillon de livre qui est devenu un roman, puis un projet édité chez Marathon Éditions avec Florence Gindre (que je ne remercierais jamais assez pour sa confiance), dépassant les objectifs de vente initiaux. Cela m’a permis d’écrire une trilogie et d’envisager, je l’espère, une adaptation au cinéma ou en série.
Cette trilogie rend hommage à certains pays que j’ai parcourus et à certaines personnes que j’y ai rencontrées, à travers des clins d’œil (prénoms, anecdotes, détails réels). Même si les histoires sont des fictions, elles s’inspirent de lieux que j’ai réellement explorés.
- Meurtre à l’ambassade : entre la Thaïlande et Hong Kong
- Braquage de l’ambassade : au Cambodge
- Traqué par l’ambassade : au Vietnam et à Taïwan.
L’entrepreneuriat est au cœur de ton parcours. Quel conseil donnerais-tu aux étudiants ?
L’entrepreneuriat n’est pas un métier, c’est un état d’esprit, presque un mode de vie. C’est passionnant, mais aussi exigeant, difficile et parfois instable, à l’image d’une carrière de sportif ou d’artiste.
On voit souvent la partie émergée de l’iceberg : les réussites spectaculaires. Mais il y a aussi beaucoup d’échecs ou de petites victoires (loin de l’imaginaire collectif de l’entrepreneur millionnaire).
Il est donc essentiel de se lancer pour les bonnes raisons : l’envie de construire, d’innover, de faire bouger les choses, de relever des défis et d’embarquer des gens avec soi. Il faut aussi accepter l’échec et la possibilité de tout perdre.
Se lancer uniquement pour l’argent ou le prestige est, selon moi, une grosse erreur.
On parle souvent de “métier passion”. Qu’est-ce que cela t’évoque ?
C’est essentiel, mais je mettrais une nuance. Je me méfie du terme “passion” pris au sens strict, car elle peut parfois brouiller le jugement (émotions, manque de recul, plaisir, envie personnelle…). Dans le monde professionnel, on doit être objectif et produire des résultats, pas uniquement des émotions.
En revanche, je suis convaincu que chacun doit évoluer dans un environnement qui lui correspond, qui lui plait, dans des activités alignées avec ses valeurs, ses compétences et sa vision.
Plutôt que de “métier passion”, je parlerais de métier aligné avec qui l’on est, qui a du sens, et exercé dans un environnement dans lequel on se sent bien.
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Y a-t-il un sujet que tu aimerais ajouter ?
Oui, j’aimerais rappeler — aux lecteurs comme à moi-même — trois éléments essentiels pour s’épanouir : l’implication, l’entourage et l’environnement.
Le temps est la seule ressource que l’on ne peut pas rattraper. Il faut en faire bon usage en s’impliquant réellement, en étant pleinement investi dans ce que l’on fait, que ce soit dans le travail, dans l’apprentissage ou dans les moments de repos. Vivez le moment présent intensément, il ne se reproduira pas.
L’entourage a un impact énorme. Entourez-vous de personnes positives, inspirantes et dignes de confiance. Parfois, il faut aussi savoir prendre des distances. Votre entourage vous transformera, positivement ou négativement…
L’environnement dans lequel vous évoluez est tout aussi important : lieu de vie, cadre de travail, rythme, météo… Il doit être en accord avec qui vous êtes.
Nos vies sont en grande partie le résultat de nos choix. Et il est toujours temps de faire de nouveaux choix, les bons…
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
Santé et bonheur pour mes proches et moi-même, puis de nouveaux projets professionnels et personnels stimulant
Merci beaucoup pour ton témoignage Damien. Toute l’équipe d’AMOS Aix-Marseille est fière de te compter parmi les premiers intervenants de l’école.
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.















