Dans les coulisses du parcours de Mathis Borel : entre alternance dans un club mythique et études à AMOS Marseille
Parce que les opportunités ne se présentent pas toujours deux fois, encore faut-il avoir l’audace de les saisir. Aujourd’hui, focus sur Mathis Borel, étudiant en troisième année de Bachelor à AMOS Marseille. Passionné de sport depuis toujours, il a choisi de transformer cette passion en véritable projet professionnel. Grâce à sa détermination, son énergie et son envie constante d’apprendre, il a su se faire une place au sein du Cercle des Nageurs de Marseille, club mythique du sport français. Entre communication, événementiel, photographie et immersion dans le haut niveau, Mathis vit aujourd’hui une expérience unique qui lui permet de découvrir les coulisses du sport business de l’intérieur.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis Mathis Borel, j’ai 20 ans, je suis en troisième année de Bachelor à AMOS Marseille. J’ai eu un bac général spécialités mathématiques et SES, je pratique les sports de raquette depuis mes 8 ans, en passant par le tennis en compétition, le tennis de table à haut niveau et le padel pour le loisir.
Pourquoi avoir choisi AMOS Marseille pour tes études ? Et comment se passent tes 3 années dans cette école ?
J’ai choisi AMOS parce qu’à la sortie du lycée, je voulais absolument faire des études en rapport avec le sport, étant donné que toute ma vie tournait autour de ça. Au lycée, j’étais le genre d’élève qui n’arrivait pas à tenir sur une chaise plus de deux heures si le cours ne m’intéressait pas. J’ai donc choisi cette école parce qu’elle était vraiment axée sur la pratique et non sur la théorie pure. Je voulais tout sauf rester assis dans un amphithéâtre où je tapais un cours pendant 4 heures, derrière un clavier. En plus, l’événementiel et la communication étaient deux domaines qui me correspondaient bien, parce que je suis quelqu’un de très énergique et créatif.
Mes trois années à AMOS se sont super bien passées. L’expérience a été enrichissante, notamment grâce à un semestre en totale immersion à Londres, dans une ville où ça respire le sport à chaque coin de rue. À côté de ça, les expériences pédagogiques et les stages m’ont permis de commencer à me construire un premier réseau. C’est quelque chose que je continue de développer aujourd’hui et qui est, je pense, primordial dans un secteur aussi concurrentiel que le sport business.
Aujourd’hui, tu es en alternance au Cercle des Nageurs de Marseille, comment as-tu obtenu ton alternance ? Comment s’est déroulé le processus de recrutement ?
Mon alternance, c’est une histoire qui s’est construite au fil du temps. Dès la première année, j’ai eu Isola Virgilio-Leccia, comme intervenante sur le module « Introduction à l’événementiel ». Elle occupe le poste de responsable de la communication et de l’événementiel au CNM. Le courant est tout de suite super bien passé entre nous et, aujourd’hui, elle est devenue ma tutrice.
Je l’ai retrouvée en deuxième année sur le module « Evénementiel sportif & gestion de projets » et là, je me suis dit que travailler à la fois dans l’événementiel et la communication, dans un sport que je ne connaissais pas encore et au sein d’un club de renommée internationale comme le Cercle des Nageurs de Marseille, ça cochait absolument toutes mes cases. Du coup, à la fin d’un cours, j’y suis allé au culot et à l’envie : je lui ai demandé si elle cherchait un alternant pour l’année suivante et je lui ai déposé mon CV.
Ensuite, il y a eu le FAMES où j’ai officiellement postulé pour le poste. Après, j’ai reçu un mail m’annonçant que je faisais partie des trois derniers restants sur près de 90 candidats.
J’ai ensuite passé deux derniers entretiens avec Isola pour valider le poste. Le fait d’avoir participé au FAMES a vraiment crédibilisé ma démarche et l’envie que j’avais manifestée quelques mois plus tôt en lui donnant mon CV.
Franchement, je ne pensais pas qu’aujourd’hui j’en serais là !
Pourquoi le CNM représentait-il une opportunité importante pour toi ?
Dans le sport business, intégrer un club aussi prestigieux, où sont passées des légendes du sport français et où s’entraînent encore de grands athlètes médaillés olympiques, est une opportunité qu’on ne peut pas laisser passer.
Ce club, c’est aussi une chance énorme sur le plan professionnel. C’est une vraie opportunité de travailler dans le secteur de la communication et de l’événementiel à un poste à responsabilités, avec des missions qui me correspondent à 100 %. En plus, comme je m’occupe des séminaires d’entreprises, le CNM me donne accès à un portefeuille de clients et de partenaires de haut niveau, ce qui est idéal pour continuer à développer mon réseau de contacts.
Comment arrives-tu à concilier l’alternance entre les matchs et les cours à AMOS Marseille ?
Je suis quelqu’un d’assez organisé, mais on peut dire que j’ai eu pas mal de chance cette année au niveau du calendrier. Les matchs de Championnat de France tombaient le week-end et les matchs de la Ligue des Champions avaient lieu le mardi ou le mercredi soir. Comme ils sont souvent à 19h ou 20h et que je devais être sur place trois heures avant, le destin m’a bien aidé. Tout au long de l’année, j’ai eu la chance de ne pas finir les cours à 17h30 ces jours-là. Et si jamais cela avait été le cas, j’aurais dû déléguer mes missions.
Quel est ton rôle aujourd’hui en tant qu’Assistant Communication & Événementiel ? À quoi ressemblent tes missions au quotidien au CNM ?
Mon rôle en tant qu’assistant communication et événementiel est très diversifié. Je gère toute la communication sur les réseaux sociaux et j’assiste Isola sur la comm’ interne et les newsletters. J’aide aussi le pôle marketing pour les activations de partenariats pour les parrainages de matchs. Côté digital, je mets à jour le site internet et m’occupe de la billetterie des événements. Je fais également l’analyse des retombées des réseaux sociaux ainsi que de la billetterie les soirs de matchs.
Pour la partie événementielle pendant les soirs de matchs de water-polo, je gère la communication “inside” et l’accueil des spectateurs/VIP, et j’aide à la mise en place du bassin avant le match.
Je m’occupe aussi de toute la partie B2B pour les séminaires (team building, réunions, événements d’entreprises).
À côté de tout ça, je me suis découvert une vraie passion depuis que je suis au Cercle : la photographie. Du coup, je réalise des shootings photos pour les articles de la boutique du club afin de faire des cross-posts sur les réseaux avec les marques présentes initialement en collaboration sur l’article en question. Je couvre aussi les événements RSE, le Cercle des Entreprises, certains entraînements de natation ou certains matchs de water-polo.
Lors des matchs et événements, tu es parfois amené à encadrer ou accompagner des étudiants AMOS présents en expérience pédagogique. Comment vis-tu ce rôle et qu’est-ce que cela t’apporte ?
Ça me fait un peu bizarre parce que j’étais exactement à leur place, il y a tout juste un an. Mais du coup, ça me permet de beaucoup mieux les comprendre et d’adapter mon brief pour trouver le juste milieu : ne pas paraître trop directif, mais rester pro. Au final, ça se passe toujours super bien. Ils nous aident énormément, moi et toute l’équipe événementielle, pendant les matchs de water-polo.
Le CNM réalise une très grosse saison avec la 16ème victoire en Coupe de France – Trophée Pierre Garsau, une finale de Championnat de France encore en cours ainsi qu’une deuxième coupe d’Europe – LEN Euro Cup. Comment vis-tu cette saison au sein du club ?`
Je suis en train de vivre de l’intérieur l’une des plus belles saisons de l’histoire du club.
C’est seulement la deuxième fois qu’un club français décroche un titre européen et la première fois, c’était déjà le Cercle en 2019. Cette année-là, ils n’avaient pas réussi à faire le triplé historique. S’ils y parviennent cette saison, ce sera historique pour le water-polo au cercle, mais aussi pour le water-polo français.
Je me sens super chanceux et reconnaissant que le club me fasse autant confiance.
Le club a remporté le match aller à domicile de la finale de LEN Euro Cup face à Jadran Split sur le score de 19-16. Quel était l’état d’esprit du groupe après cette rencontre ?
Quelques minutes après la fin du match, il y avait une petite frustration chez certains, car à la mi-temps, ils menaient 11 – 5. C’était un écart de 6 buts qu’ils n’ont malheureusement pas réussi à maintenir jusqu’au bout, mais la victoire était là !
Les jours d’après, le groupe a affiché un esprit d’équipe incroyable. On sait comment sont les sports collectifs au niveau professionnel, il faut parfois composer avec les egos, surtout que deux ou trois poloïstes du Cercle font partie des meilleurs joueurs du monde. Les effectifs avec de telles têtes d’affiche peuvent parfois connaître des tensions, on l’a déjà vu dans plein d’autres sports. Mais là, le groupe vit super bien. Ils étaient détendus, motivés et sereins après cette victoire à l’aller.
Tu as accompagné l’équipe à Split pour la finale de la LEN Euro Cup Men face à Jadran Split. Que retiens-tu de cette expérience ? Quelles a été tes missions sur place pendant cet événement européen ?
Franchement ? Je n’en retiens que du positif et je me sens surtout super privilégié. Vivre un tel événement de l’intérieur à 20 ans, c’est une chance énorme. On entend parfois des discours un peu réducteurs sur le water-polo du genre : « C’est un sport mineur, peu médiatisé, ça reste juste un EuroCup…». Sauf qu’une finale européenne, peu importe la discipline, ça reste le Graal absolu. Être accrédité comme photographe officiel d’un club au bord du bassin, suivre les derniers moments de la préparation, pouvoir ressentir et capturer l’émotion et l’intensité de l’équipe, c’est le genre d’opportunité que certains attendent toute une carrière. Certes, ce n’est pas du foot ou du rugby sur le plan médiatique, mais sur le plan sportif, c’est l’élite mondiale.
Ce sport mérite une visibilité et une crédibilité bien plus grande. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai pris ce “pari fou” de faire mon alternance dans le water-polo : je voulais, à ma petite échelle, apporter ma pierre à l’édifice et pousser ce sport là où il mérite d’être. On parle quand même d’un des sports les plus difficiles au monde !
Mes missions étaient très rythmées : j’ai couvert en photo les deux derniers entraînements de préparation pour capter la concentration du groupe et j’ai produit un maximum de contenus “inside” en vidéo pour les réseaux sociaux. Le soir du match, j’étais en mode 360° : au plus près du bassin pour immortaliser le match en photos et vidéos. Une vraie expérience de terrain, intense et ultra formatrice !
Quel bilan fais-tu de cette première grande expérience dans le sport business et quels sont tes objectifs pour la suite ?
Le bilan est ultra positif ! Cette expérience au CNM m’a fait grandir d’un coup. J’ai touché à tout avec de grandes responsabilités. Ça m’a surtout prouvé que j’étais exactement là où je devais être.
Pour la suite, la bonne nouvelle, c’est que l’aventure continue : je prolonge mon contrat d’alternance au club ! Mon objectif est de poursuivre mes études en Master tout en continuant à monter en compétences au sein du Cercle.
Merci Mathis pour ce partage et ce beau témoignage. Ton parcours au sein du Cercle des Nageurs de Marseille illustre parfaitement ce que la passion, l’audace et l’investissement peuvent permettre d’accomplir. Toute l’équipe d’AMOS Marseille te souhaite le meilleur pour la suite de ton aventure en Master et aux côtés du CNM. Avec ton énergie, ton enthousiasme et ta détermination, nous sommes persuadés que de belles réussites t’attendent encore. L’avenir t’appartient !
RDV sur l’Instagram du CNM
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.





















