DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION

Comment devenir Directeur de la communication ?

L’industrie du sport est devenue un véritable business. On parle dorénavant de sport business. De nombreux métiers dits classiques ont commencé à se spécialiser dans ce marché, qui possède quelques spécificités. Le directeur de la communication en est le parfait exemple. Indispensable dans le monde de l’entreprise en général, il garde ce même rôle pour les grandes marques de sport ainsi que les clubs et les ligues sportifs.

Comment se porte l’industrie du sport ?

Ce secteur d’activité fait partie des plus importants dans le monde. Il amasserait entre 800 et 900 milliards de dollars, au niveau mondial et près de 38 milliards rien qu’en France par an, toutes entreprises confondue. En effet, le secteur est vaste : équipementier, média spécialisé, club, fédération, association, stade, enseigne spécialisée, organisateur de séjour sportif, salle de sport...

Par exemple, la pérennité financière des clubs sportifs est fortement dépendante des droits TV. L’autre moyen d’attirer un nouveau public ou de faire parler lui est d’avoir une stratégie de communication efficace. Les nouveaux modèles économiques des jeunes stades s’appuient sur cet outil. Face à un marché saturé et fortement concurrentiel, le directeur de la communication doit agir dans ce contexte.

Quelles sont les missions d’un directeur de communication ?

Le directeur de communication possède des connaissances approfondies dans le domaine du sport et son marché actuel ainsi que des compétences générales en gestion d’entreprise. Grâce à son expérience et la politique définie par le DG et le PDG du club, de l’organisation ou de la marque sportive, le directeur de communication s’appuie sur ces deux éléments pour travailler.

À la tête d’une grande équipe, il coordonne les différents acteurs et doit piloter les différentes campagnes lancées. Il endosse donc le rôle de chef de projet. Au sein même de son équipe se trouvent des pôles spécialisés dans les différents supports de communication qu’il doit diriger : les relations presse, les réseaux sociaux, la communication interne En fonction d’un budget donné, il doit respecter les montants et se charge du bon suivi des dépenses de communication.

Proche des autres grands pôles, notamment avec le département marketing, il collabore directement avec le directeur de marketing pour mettre en place une stratégie globale et un plan de communication. Souvent, le directeur de communication possède cette double-casquette en marketing et communication. Il travaille également avec des acteurs extérieurs comme les sponsors, les organisations sportives, les médias…

Lors de l’organisation d’un événement sportif et durant son déroulement, il est toujours présent pour s’assurer de la communication sur les réseaux, dans le stade et s’assurer que les sponsors soient bien représentés. Il travaille étroitement avec le stadium manager.

Son travail reflète directement l’image de l’entreprise. Il est responsable du positionnement de l’entreprise et doit le respecter. Il est également responsable des relations publiques. Son travail consiste aussi à affirmer la place de son entreprise face à ses nombreux concurrents.

L’objectif principal d’un directeur de communication est un ROI (retour sur investissement), en attirant de nouveaux clients ou supporters. Pour cela, il met en place des outils innovants et stratégiques. Les réseaux sociaux sont très importants, car la création d’un lien de proximité avec ses supporters ou clients est primordiale pour conserver et attirer de nouveaux clients, mais aussi pour développer l’image de marque.

Quelles sont les qualités requises ?

À la tête d’une équipe, le directeur de communication doit posséder des qualités indispensables :

  •  Savoir travailler sous la pression : il travaille généralement pour de grands clubs ou organisations, ainsi les attentes sont énormes. Toujours opérationnel, le directeur doit pouvoir résister à une pression constante provenant de la concurrence, de la direction et des supporters. En cas de problème, il doit être réactif et activer une communication de crise d’urgence.
  • Avoir un certain leadership : ce travail s’accompagne de grandes responsabilités. Il doit pouvoir affirmer ses idées et diriger son équipe d’une main de fer. Des capacités d’organisation sont fortement recommandées. Néanmoins, il doit posséder un bon relationnel pour communiquer avec les autres protagonistes.
  • Avoir une capacité d’analyse : la communication inclut une grande part de réflexion et d’analyse. La forte concurrence oblige le directeur de communication à comprendre et anticiper les attentes du public, de la direction et du marché pour proposer les bonnes solutions.
  • Être innovant : on attend de lui que l’entreprise se fasse remarquer (toujours dans le bon sens), il doit donc être capable de proposer des actions de communication créatives et qui lui permettront de faire la différence.

Combien gagne un directeur de la communication dans le sport et quelles sont ses perspectives d’évolution ?

Ce spécialiste de la communication peut espérer toucher entre 80 000 et 100 000 € brut par an soit entre 7000 euros mensuels net en moyenne. Le salaire peut varier en fonction de ses années d’expérience et du club ou de l’organisation pour lequel il travaille.

Le directeur de la communication, qui travaille au sein d’un club sportif, peut se diriger vers des clubs nationaux plus importants. Il peut changer d’environnement en intégrant une grande marque sportive, car il possède une parfaite connaissance du marché ou travailler auprès d’un sportif de haut niveau.

Il peut également changer de pôle et se diriger vers le marketing ou le sponsoring, car il possède aussi une expérience significative dans ces domaines.

Quelles sont les formations pour devenir directeur de communication ?

Il est fortement recommandé d’avoir un niveau bac+5. Un Master ou un Programme Grande École en 5 ans permet de comprendre les spécificités du marché du sport ainsi que développer des compétences dans le marketing, la gestion, la communication et le management au sein d’une école comme AMOS.

L’anglais reste un atout, notamment dans le monde du sport mondial. De plus, les pays anglo-saxons sont plus avancés dans le sport business que la France. Un cursus international donnera aussi bien un niveau élevé en anglais que des connaissances sur le marché international. Une expérience à l’étranger sera toujours un plus sur le CV au vu de l’internationalisation du sport business.

ILS EN PARLENT

DIRECTEUR COMMUNICATION

Damien Bardot, Directeur de communication et des partenariats chez la Fédération Française de Sport Universitaire.