De Marseille au FC Lorient, le choix fort de Noah Mujica Gonzalez, étudiant d’AMOS Marseille pour faire de sa passion son métier
Et si la solution était parfois de s’expatrier ? Aujourd’hui, on vous embarque dans le parcours de Noah Mujica Gonzalez, étudiant en troisième année de Bachelor sur le campus d’AMOS Marseille et en stage alterné au FC Lorient en tant qu’assistant digital manager. Si actuellement Noah est épanoui par sa situation et ses missions au sein du club des Merlus, tout n’a pas toujours été facile. Zoom sur cet étudiant passionné par la communication sportive et le football, qui n’a pas hésité à saisir les opportunités pour se former au plus haut niveau. Un parcours inspirant à lire sans modération. Parce que oui, le réseau, les sacrifices valent le coup…
Peux-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ce qui t’a orienté vers le sport business et la création de contenus ?
Je viens d’un bac STMG dans le Vaucluse. Depuis toujours, je suis à fond dans les sports collectifs : j’ai fait 10 ans de basket, mais j’ai aussi toujours été très proche du foot, notamment grâce à ma famille et à mon attachement pour l’Olympique de Marseille. Du coup, me diriger vers le sport business, c’était assez naturel.
À côté de ça, j’ai toujours été attirée par les réseaux sociaux et la création de contenu, sans forcément me dire que ça pouvait devenir quelque chose de concret. Et puis en première année de Bachelor à AMOS Marseille, je suis retombée sur un vieil appareil photo familial… et c’est là que tout a vraiment commencé.
Tu es aujourd’hui au FC Lorient, mais ton parcours n’a pas été sans obstacles. Peux-tu revenir sur les difficultés que tu as rencontrées, les sacrifices que tu as dû faire et les doutes que tu as traversés ? Comment as-tu réussi à les surmonter et quels compromis as-tu dû accepter ?
Très vite, j’ai senti qu’il y avait quelque chose à faire, donc j’ai investi une grosse partie de mes économies dans du matériel photo. Certains trouvaient ça un peu fou, surtout quand ils voyaient que je passais tous mes week-ends bénévolement sur des petits matchs. Mais pour moi, c’était clair : si je restais passif, je n’irais nulle part.
Avec le temps, j’ai commencé à me faire connaître, à rencontrer du monde, à bosser avec différentes structures. J’ai même eu des promesses d’alternance… qui ne se sont jamais concrétisées. Un mois après la rentrée, en octobre, je n’avais toujours rien. Forcément, ça fait douter. Mais je n’ai pas lâché. J’ai élargi mes recherches, sans me fixer de limite géographique. Et c’est là que le FC Lorient m’a donné une opportunité. Ce n’était pas une alternance, mais un stage alterné : top pour l’expérience, un peu moins pour le compte en banque.
Pour un Marseillais, Lorient ne fait pas forcément rêver au départ, surtout seul et loin de ses proches. Mais avec le temps, je m’y suis vraiment fait et aujourd’hui je me sens super bien ici. Dans ce milieu, il faut accepter que les places soient rares et que les sacrifices fassent partie du parcours.
Tu occupes actuellement un poste d’assistant Digital Manager en stage alterné au FC Lorient. En quoi consistent tes missions au quotidien ? Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce rôle ?
Quand je suis arrivé, il n’y avait personne sur la communication de la section eSport. J’ai donc pris en charge pas mal de choses : réseaux sociaux, photos, vidéos, visuels, avec même quelques déplacements à Paris pour les matchs d’eLigue 1 McDonald’s.
Après une élimination assez rapide, j’ai changé de casquette et j’ai commencé à aider l’équipe communication du groupe pro. Aujourd’hui, je prends des photos et vidéos sur les matchs de Ligue 1, mais aussi des visuels pour les réseaux du club.
Ce qui me plaît le plus, c’est la proximité avec les joueurs. Ceux qui sont passés par Marseille m’ont tout de suite bien intégré en apprenant que j’étais marseillais, et ça m’a clairement facilité les choses à mon arrivée.
Que représente pour toi le fait d’avoir intégré un club professionnel évoluant en Ligue 1 ?
Franchement, j’ai mis du temps à réaliser. Intégrer un club pro aussi tôt, c’est déjà rare, alors en Ligue 1 encore plus. Quand je regarde le parcours, je suis fier, même si je garde les pieds sur terre. Certains parlent de “chance”, mais moi je pense surtout aux matchs sous la pluie, dans le froid, souvent sans être payé, aux anniversaires ou aux repas de famille ratés. C’est aussi pour ça qu’aujourd’hui, j’en profite à fond.
Tu arrives l’année des 100 ans du club. C’est une année symbolique, qu’est-ce que ça change au quotidien ?
Pour commencer, il y a une grosse charge de travail. Début avril, on a enchaîné une semaine assez folle : parade en bateau, journée concert en fan zone, match de championnat, match de gala, reveal du nouveau maillot… clairement, on ne s’est pas ennuyé.
Franchement, je me sens chanceux de vivre le centenaire du club de l’intérieur. C’est un moment unique et hyper important dans l’histoire d’un club. J’ai aussi pu rencontrer d’anciens joueurs et mieux comprendre l’héritage qu’ils ont laissé. Ce centenaire, il vient vraiment rassembler les générations autour d’une passion commune et c’est super enrichissant de travailler dans cet environnement-là.
Avec cette charge de travail côté communication, il a forcément fallu déléguer. J’ai notamment eu l’opportunité d’être sur le bateau des dirigeants pour filmer un inside lors de la parade, aux côtés de Loïc Féry (Président du FCL), Laurent Koscielny (Directeur sportif et ancien joueur) et d’autres figures importantes du FC Lorient.
Aujourd’hui, j’ai la chance que le club me fasse confiance et me permette de vivre ce genre d’expériences assez uniques.
Dès ta première année, tu t’es orienté vers la communication digitale dans le sport… Peux-tu nous parler de ces expériences et de ce qu’elles t’ont apporté, ainsi que du projet Virage ?
Mon premier stage au Marignane Gignac Football Club (MGCB) a vraiment été le point de départ. Même si le club était dans une période compliquée, ça m’a permis de découvrir concrètement la communication sportive et de confirmer que c’était ce que je voulais faire.
En parallèle, j’ai lancé mon compte Instagram : Virageoff. Au début, je couvrais des petits matchs, souvent gratuitement, parce que sans portfolio, c’est compliqué d’avoir des accréditations. Petit à petit, ça a payé : l’OM m’a accrédité sur un match des féminines, puis sur les U19. Ensuite, j’ai eu un tournant avec une vidéo pour Gaël Lafont. Je faisais environ 1 000 vues par vidéo, et là, je passe à 300 000 en 24h. Au-delà des chiffres, ça m’a surtout donné de la crédibilité.
Après ça, j’ai commencé à collaborer avec des clubs comme l’AS Monaco, l’OGC Nice, Toulouse FC ou l’AC Ajaccio et aussi avec des joueurs pour des visuels de match. J’ai créé une vraie relation avec Gaël Lafont, qui m’a ensuite appelé pour sa signature au Genoa en Italie. Tout ça m’a surtout appris une chose : dans ce milieu, le réseau est la clé. Beaucoup d’opportunités viennent des rencontres.
Voir cette publication sur Instagram
Grâce à AMOS Marseille, tu as également vécu des expériences marquantes… Peux-tu nous en dire plus ?
Franchement, ce sont des opportunités à ne pas rater. AMOS ouvre des portes, mais il faut savoir les saisir. Avec The Universe League, par exemple, tu te retrouves entouré de personnalités influentes, ce qui est assez rare. Et encore plus quand tu es acteur de l’événement. Un exemple concret : après son concert, Gradur a vu mes photos, il a kiffé et m’a donné son numéro pour de futurs projets. Avec Impulso Kinesis, j’ai aussi pu entrer en contact avec Elams et Saf, et réfléchir à des projets avec eux.
Créer du contenu pour des personnes influentes, ça donne de la visibilité, mais surtout, ça crédibilise énormément pour la suite.
Quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui rencontrent des difficultés à trouver une alternance ?
Déjà, ne lâchez rien. Et si ça bloque, élargissez votre champ des possibles. Ne vous mettez pas de barrières, que ce soit sur le sport ou sur la localisation.
Les gens qui vous disent que c’est impossible se trompent. Le plus important, c’est de croire en soi et de savoir pourquoi on se lève le matin. Mais il ne faut pas oublier : ça demande aussi beaucoup de travail.
Et surtout : osez. Le culot paye beaucoup plus qu’on ne le pense. Les gens sont souvent bien plus accessibles quand on reste naturel, plutôt que d’arriver en mode “fan”.
Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour la suite de ton parcours ?
L’idéal, ce serait de continuer à Lorient, même si je ne suis pas seul à décider. Ce que je veux surtout, c’est rester dans le football professionnel et continuer à évoluer, avec plus de responsabilités.
Et après mon Mastère, j’aimerais vraiment tenter une expérience à l’étranger, pour découvrir autre chose et enrichir mon parcours.
Merci Noah pour ton témoignage. Toute l’équipe d’AMOS Marseille est fière de te voir évoluer dans ton secteur de prédilection. En espérant te voir au plus haut pour les années à venir. Nul doute que tu continueras à donner le maximum pour faire de ta passion, ton métier. En tout cas, on suivra ça de près !
#WeAreAMOS
Les autres articles
Retrouvez les autres Actualités Sport Business des campus AMOS
-

Quand le Sport Business s’invite en Corse : Focus sur Anaïs Cesari & Jean-François Moreschi
07/04/26 -

Entretien avec Laura Cotta : étudiante en deuxième année de Mastère à AMOS Aix-en-Provence mais aussi alternante Chargée de mission au LAB et Présidente du BDA !
03/04/26 -

L’entreprenariat, la formation et l’écriture : Zoom sur Damien Guichardon, intervenant d’AMOS Aix-Marseille depuis ses débuts
26/03/26 -

De Marseille au Rocher : retour sur le parcours d’Elias El Ghayat, alumni d’AMOS Marseille, au cœur de la création de contenu.
13/03/26
Découvrez nos formations
Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.
















