D’étudiante en management du sport aux plus grandes scènes du sport mondial : focus sur le parcours de Carla Feretti, alumni d’AMOS Marseille
Passionnée de sport, et plus particulièrement de football depuis son plus jeune âge, Carla s’est très tôt orientée vers un double cursus alliant passion et professionnalisation. Déterminée à construire un parcours à la hauteur de ses ambitions, elle s’envole Outre-Atlantique pour donner une dimension internationale à son projet.
De retour en France, elle poursuit son ascension au sein d’AMOS Marseille, où elle se distingue lors de son Mastère à travers des expériences professionnalisantes marquantes : au Grand Prix de France de Formule 1, en tant qu’assistante responsable du divertissement, ainsi que chez Com’On Business, sur des missions commerciales et marketing.
Animée par un véritable esprit entrepreneurial, Carla développe également ses propres projets en créant et organisant plusieurs Rodéo Shows en France via 3F Events : un concept original, à la croisée de ses influences américaines et françaises. Un parcours singulier, ambitieux et résolument tourné vers les plus grandes scènes du sport mondial.
Hello Carla, j’espère que tu vas bien. Est-ce que tu peux te présenter s’il te plaît ?
Après le lycée, je suis partie aux États-Unis pendant quatre ans pour mes études. J’ai commencé en sport-études football, et eu mon diplôme en business management.
Ensuite, je suis rentrée en France pour faire mon Master à AMOS Marseille. Grâce à ça, j’ai eu la chance de décrocher une alternance au Grand Prix de France de Formule 1, et c’est vraiment là que j’ai découvert l’événementiel. J’ai tout de suite accroché à l’organisation et à la logistique. Et le fait de parler anglais m’a clairement aidée, parce qu’on n’était pas nombreux dans l’équipe à être vraiment à l’aise à l’oral.
En deuxième année, j’ai fait une autre alternance dans une petite entreprise de marketing à Marseille, ce qui m’a permis de compléter mon expérience.
Juste après mon Mastère, j’ai eu l’opportunité de travailler sur les Jeux Olympiques de Paris 2024, dans le transport. Franchement, c’était un peu par hasard, je postulais à plein de postes et j’ai été prise en tant que chargée de mission transport pour les cérémonies.
Cette expérience m’a énormément fait grandir, autant professionnellement que personnellement. J’étais en lien avec plein d’acteurs différents : la Préfecture de police, le CIO, les équipes de bus, mais aussi nos clients comme les partenaires marketing, la famille olympique, les fédérations (dont la FIFA) et les artistes.
J’étais vraiment au centre de tout ça, à faire le lien entre tout le monde. Et encore une fois, le fait de parler anglais m’a beaucoup aidée.
Sur place, pendant les cérémonies, c’était une vraie satisfaction de voir tout le travail accompli. Et ça m’a confirmé une chose : en événementiel, même quand tout est bien préparé, tout peut arriver. Il faut toujours avoir un plan B, C, voire D, et surtout savoir improviser et trouver des solutions rapidement.
L’année suivante a été un peu plus compliquée, parce qu’on était nombreux à chercher du travail après les Jeux. Mais j’ai réussi à rejoindre la direction des relations joueurs à Roland-Garros. Ça m’a permis de découvrir le tournoi de l’intérieur et de m’occuper notamment des joueurs juniors et du tennis fauteuil.
Depuis un peu plus de 7 mois tu es aux Etats-Unis et plus précisément à Miami pour le travail. En effet, tu travailles pour l’événement de l’année : la FIFA World Cup 2026 qui se déroulera entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis. Comment as-tu saisi l’opportunité ? Est-ce que c’était un désir de retourner travailler aux US en tant que professionnelle du Sport Business après y avoir étudié ?
Oui, depuis octobre je travaille à Miami pour la FIFA sur la Coupe du monde 2026. C’était une opportunité que j’avais en tête depuis longtemps, et j’ai finalement décidé de me lancer. J’ai la chance de posséder une carte verte depuis 2016, ce qui m’a permis de travailler aux États-Unis sans contrainte de visa. C’était donc aussi une belle opportunité de revenir dans un pays où j’avais déjà étudié et avec lequel j’avais gardé un lien fort.
Comment as-tu candidaté et quelles étaient les étapes du processus de recrutement ? Est-ce que c’était un rêve pour toi de travailler pour la CDM ?
Pour rejoindre la FIFA, j’ai repris contact avec un ancien collègue rencontré lors des Jeux Olympiques, qui avait intégré l’organisation plus tôt. Je lui ai demandé si des opportunités existaient au sein de l’équipe transport. Il m’a rapidement parlé d’un poste, et j’ai accepté. Un mois plus tard, je m’installais à Miami.
Actuellement, tu occupes le poste de Supervisor, Transport Project Management – Supplier & services coordination. En quoi cela consiste concrètement au quotidien ? Qu’est-ce que cela représente pour toi, en tant que passionnée de foot de travailler pour un tel événement ? Est-ce que c’était un objectif ?
Aujourd’hui, mon rôle consiste à être le point de contact principal entre la FIFA et les prestataires de transport pour la Coupe du monde. Je gère notamment les contrats, le suivi budgétaire ainsi que les aspects liés au procurement.
Cela inclut les prestataires de chauffeurs, les agences d’intérim pour le staff transport, ainsi que tous les contrats liés aux opérations sur site : hôtels, stades, dépôts et aéroports pour les arrivées et départs.
Je travaille en étroite collaboration avec les équipes Legal, Procurement ainsi qu’avec les différents responsables opérationnels (Venue, Fleet, Bus, Client Services, Mobility, Aéroport).
Pendant la Coupe du monde, mon rôle sera également de gérer les demandes additionnelles auprès des prestataires (Beaucoup de demande !) et de superviser la réconciliation des factures.
C’est une expérience différente de celles que j’ai connues auparavant, mais toutes mes expériences m’ont permis de développer des compétences complémentaires. Travailler sur un événement comme celui-ci est une vraie fierté, surtout en tant que passionnée de football.
Au-delà de cette magnifique opportunité professionnelle, les States étaient déjà bien ancrés en toi notamment à travers le Rodéo. Peux-tu nous parler de ce projet personnel et de cette passion que tu as importée en France ? Qu’est-ce que ça représente pour toi d’avoir pu créer tes événements ?
Ayant vécu aux États-Unis et baigné dans l’univers western depuis petite, c’est quelque chose qui m’a toujours attirée. En 2022, après le Grand Prix, mon frère qui évolue dans ce milieu, il est éleveur bovin et agriculteur m’a proposé d’organiser un rodéo dans le sud de la France. Là-bas, on a des arènes dans beaucoup de villages, donc l’idée était assez naturelle.
Notre premier rodéo a eu lieu en mai 2023, et ça a été un vrai succès : près de 2 000 personnes présentes, une quinzaine de partenaires, une dizaine de prestataires… On avait tout mis en place : billetterie, buvette, communication en amont, relations avec la mairie et les différentes parties prenantes. À ce moment-là, j’étais en deuxième année de Master, donc je gérais ça en parallèle de mes études, avec mon frère.
On a ensuite continué à développer le projet en 2024 et 2025. En 2024, je travaillais en même temps sur les Jeux Olympiques, donc j’ai dû apprendre à très bien gérer mon temps pour mener les deux projets en parallèle.
Le concept a vraiment plu, et plusieurs villages nous ont contactés pour organiser des rodéos chez eux. On en a fait quatre en 2024 et six en 2025.
En 2025, on a eu l’opportunité de reprendre l’organisation d’Equiblues, qui est le plus grand festival de rodéo en Europe. Là, on a tout repris à zéro. Mon frère gérait toute la partie spectacle et animaux, et moi toute l’organisation.
On avait 70 exposants, cinq concerts, des shows toute la journée, une billetterie en ligne et sur place, la gestion de tous les prestataires (chapiteaux, gradins, sonorisation, buvette…), ainsi que le logement du staff, la gestion des artistes et surtout l’après évènement.
Au total, on a accueilli près de 20 000 personnes sur cinq jours, avec un budget d’environ 400 000 €. Et surtout, il fallait s’assurer que tout le monde soit payé à la fin.
Pour moi, c’est clairement mon plus bel accomplissement, parce que tout reposait sur nous et sur le travail fait en amont. Sur place, il y avait énormément de choses à gérer, mais grâce à mes amis et aux bénévoles, ça a été beaucoup plus simple.
Qu’est-ce que ça représente pour toi d’avoir pu créer tes événements et d’avoir pu compter sur des AMOSciens pour l’organisation ?
Les rencontres faites à AMOS ont été essentielles dans mon parcours. Beaucoup sont devenues de véritables amitiés, et ces personnes m’ont accompagnée dans l’organisation de mes événements. C’est grâce à eux que j’ai pu les réaliser dans les meilleures conditions : leurs conseils, leur expérience et leur expertise m’ont énormément aidée.
Cela montre à quel point il est important de construire un réseau solide, surtout avec des personnes qui partagent la même passion.
Après le Grand Prix de France, les Jeux Olympiques en France et une Coupe du monde de football, quels nouveaux défis ou objectifs te motivent pour la suite de ta carrière ?
Aujourd’hui, j’ai encore du mal à réaliser que j’ai déjà eu la chance de travailler sur des événements d’une telle envergure.
Pour la suite, je souhaite continuer à relever de nouveaux défis, notamment en développant des projets événementiels dans ma région. J’aimerais également poursuivre sur cette dynamique internationale, par exemple en contribuant aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, L’Euro UEFA 2028, Jeux Olympiques 2030 en France, Coupe du monde 2030 au Maroc, Espagne et Portugal.
Quel regard portes-tu sur l’importance d’une expérience à l’international aujourd’hui, et quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui hésitent à franchir le pas ?
Je pense que l’expérience internationale est primordiale. Elle permet de s’ouvrir, de mieux se comprendre et de découvrir d’autres cultures.
C’est une expérience très enrichissante, et je pense qu’il ne faut pas hésiter à se lancer. Au pire, on peut toujours revenir chez soi.
À quel point la maîtrise de l’anglais est-elle devenue incontournable dans le sport business aujourd’hui ?
Aujourd’hui, l’anglais est indispensable dans le sport business.
C’est une compétence qui m’a ouvert énormément de portes, que ce soit au Grand Prix, aux Jeux Olympiques ou aujourd’hui à la FIFA. Même dans mes projets personnels, cela me permet de collaborer facilement avec des partenaires internationaux.
Le dernier mot t’appartient
Je dirais qu’il ne faut pas avoir peur de postuler et qu’il est important d’apprendre à se mettre en avant. J’ai eu la chance de saisir de belles opportunités, mais cela passe toujours par le travail.
L’événementiel demande beaucoup d’investissement, parfois de longues heures et peu de sommeil, mais c’est avant tout une passion. Je ne sais pas si ce sera toujours mon domaine principal, mais je sais que cela m’a énormément appris.
Je suis très reconnaissante des personnes que j’ai rencontrées à travers AMOS. Ce sont devenues de véritables amitiés, des personnes sur qui je peux compter et qui peuvent aussi compter sur moi.
Merci Carla pour ce superbe témoignage. C’est un réel plaisir de découvrir ton retour d’expérience, particulièrement inspirant pour les futures générations.
Ton expertise, acquise aussi bien en France qu’à l’international, est aujourd’hui une véritable force qui te permet d’évoluer au cœur des plus grands événements sportifs mondiaux. C’est également une fierté de voir le réseau AMOS continuer de rayonner à travers les événements que tu as pu organiser. Bravo pour ton parcours et toutes nos félicitations : tu peux être fière du chemin accompli.
Toute l’équipe d’AMOS Marseille te souhaite le meilleur pour la suite de ta carrière professionnelle.
#WeAreAMOS
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.




















