Entretien avec Louise Allemand : étudiante à AMOS Aix-en-Provence, alternante chez Brignoles Karting Loisir et photographe de sport
Entre passion, détermination et polyvalence, Louise Allemand construit admirablement son parcours professionnel expérience par expérience. Étudiante à AMOS Aix-en-Provence en troisième année de Bachelor, alternante dans le karting et entrepreneuse en photographie sportive, elle avance à toute vitesse dans l’univers du sport automobile. Dans cet article, elle revient sur son parcours, ses expériences marquantes et ses ambitions, avec un objectif clair : vivre pleinement sa passion.
Hello Louise ! Pour commencer peux-tu nous faire une rapide présentation de ton parcours scolaire et professionnel jusqu’à maintenant ?
Hello AMOS !
Je dirais que mon parcours est guidé par la curiosité et le goût du défi.
J’ai commencé par un virage à 180° en médecine. Si j’y ai laissé quelques nuits de sommeil, j’en ai surtout tiré une rigueur d’analyse et une force de travail indispensables aujourd’hui.
Après mes premières années scientifiques, j’ai eu besoin d’élargir mes horizons, je suis partie vivre six mois en Irlande pour parfaire mon anglais, venant ainsi compléter mon bilinguisme franco-allemand.
À mon retour, j’ai choisi de m’orienter vers la communication avec un BTS en alternance au sein d’une agence de wedding planner. Cette première immersion dans l’événementiel m’a appris l’exigence du terrain et la gestion de projets complexes.
En parallèle, j’ai cultivé ma fibre entrepreneuriale en créant, dès mes 18 ans, ma propre entreprise de photographie, spécialisée dans le milieu du sport.
C’est donc forte de ces expériences et de ma passion pour le sport, que j’ai rejoint AMOS Aix-en-Provence en troisième année de Bachelor pour spécialiser mes compétences en alternance au Karting de Brignoles.
Quel est ton rôle et quelles sont tes missions en tant qu’alternante chez Brignoles Karting Loisir ?
Chez Brignoles Karting Loisir, mon quotidien est très varié car je touche à tous les aspects de la vie du circuit.
Je m’occupe de la communication externe et interne, ce qui inclut par exemple la gestion des réseaux sociaux ou du site internet, avec l’objectif de donner une image fidèle et dynamique du circuit.
Sur le plan événementiel, mon rôle va de la conception à l’opérationnel. Je propose et je crée des événements en fonction des besoins observés sur le terrain, et je veille à ce que tout se passe bien le jour J.
Une grande partie de mon rôle est aussi tournée vers le développement commercial. Cela va de l’accueil de la clientèle et la fidélisation sur place à la prospection et la mise en place de partenariats pour booster l’activité du circuit.
Enfin, j’apporte une touche plus personnelle avec la photographie et la vidéo. Je couvre certains événements pour produire du contenu, ce qui est un vrai plaisir !
Ce que j’aime le plus, c’est justement cette diversité des tâches : aucune journée ne se ressemble et je peux passer de la gestion de projet pure à l’accueil client ou à la création visuelle en un instant. Et tout ça avec la bonne humeur d’une équipe ou des pilotes !
Tu es donc une grande passionnée de photographie, peux-tu nous en dire plus sur tes débuts en photo jusqu’à aujourd’hui et nous partager tes meilleurs souvenirs liés à la photo ?
Ma passion pour la photo a commencé très tôt, d’une manière assez simple : je piquais l’appareil de ma maman pour essayer d’imiter ses gestes. C’est elle qui m’a initiée, toujours autour de notre passion commune pour l’équitation.
Et puis j’ai toujours adoré l’idée que de capturer des moments de vie pouvait me permettre de les rendre immortels. Figer une émotion ou un mouvement pour qu’il ne disparaisse jamais, c’est ce qui me motive à chaque déclenchement.
Au fil des années, j’ai troqué mes bottes de cavalière pour des accréditations autour du cou. J’ai commencé à parcourir les terrains de concours équestres puis les circuits.
Si je devais garder quelques souvenirs marquants de mon parcours jusqu’ici, je penserais forcément à ma première séance photo au sein d’une écurie de cavalier olympique. Se retrouver dans l’intimité d’un tel piquet de chevaux est impressionnant. Je retiens aussi ma première accréditation à l’international au CHI de Genève et, plus récemment, celle du Grand Prix de France Historique sur le circuit mythique du Castellet ou encore l’année où j’ai pu travailler pour le Rallye du Var.
Pourtant, même si ces moments resteront gravés, je me dis souvent que les plus beaux souvenirs sont ceux qui restent à créer. C’est cette envie de découverte qui me pousse à ne pas me cloisonner à un ou deux sports spécifiques. La diversité est une véritable richesse : chaque sport possède son propre langage visuel et ses propres émotions à transmettre.
Comment as-tu réussi à intégrer le Karting ? Avais-tu mis en place une stratégie particulière pour trouver une alternance dans ce milieu spécifiquement ?
On ne va pas se mentir : la recherche d’alternance a été un vrai parcours du combattant. Comme beaucoup, j’ai passé énormément de temps à envoyer des mails, à passer des appels et à relancer des structures. Dans ce milieu, il faut savoir être résiliente et ne pas se décourager au premier “non”.
Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’avais misé sur trois outils majeurs : mon site internet, mon portfolio et mon profil LinkedIn. Je voulais que mon travail parle pour moi avant même un entretien. J’avais donc préparé une présentation assez soignée pour montrer mon univers visuel et ma polyvalence.
Concernant mon arrivée chez Brignoles Karting Loisir, j’avais déjà eu un premier contact avec Christophe De Gaetano (Responsable événementiel et directeur commercial) pour couvrir un événement en photo. Même si ce projet ne s’était pas concrétisé sur le moment, le lien était créé.
Résultat : quand j’ai postulé et que nous nous sommes revus pour l’entretien, il savait déjà ce que je savais faire et quelle était ma valeur ajoutée grâce à mon LinkedIn et site internet.
Mon conseil pour ceux qui galèrent ? Ne négligez jamais vos réseaux sociaux professionnels et n’ayez pas peur de prendre des contacts, même si cela ne débouche pas sur un contrat immédiatement. Parfois, on sème une graine qui ne germe que quelques mois plus tard !
Alternante chez BKL, étudiante à AMOS et entrepreneuse en photo : comment parviens-tu à concilier toutes ces casquettes au quotidien ?
Pour moi, ces différentes activités ne se parasitent pas, elles s’additionnent. C’est une question d’organisation. Passer des cours théoriques à AMOS à la réalité commerciale du circuit, pour finir le week-end au bord d’une piste avec mon boîtier, c’est ce qui me permet d’avoir une vision globale du milieu.
Je ne vois donc pas ces casquettes comme des tâches séparées, mais comme un ensemble cohérent qui construit mon profil professionnel. Pour mener de front ces projets, il n’y a pas de solution miracle, il faut simplement de la discipline et une implication totale dans chaque mission. C’est un rythme soutenu, mais c’est aussi ce qui me permet d’être opérationnelle sur tous les fronts.
Après cette année d’alternance en immersion dans le premier échelon du sport auto, quels sont tes projets professionnels ? Souhaites-tu poursuivre dans ce secteur et te spécialiser ou as-tu la volonté de diversifier tes expériences ?
Cette année chez Brignoles Karting Loisir a été une véritable révélation. Le karting est la base du sport automobile, et c’est une école incroyable pour en comprendre la ferveur et les rouages. D’ailleurs, il se pourrait bien que l’aventure ne s’arrête pas tout de suite…
J’ai envie de vivre l’adrénaline des courses de l’intérieur, d’être celle qui raconte l’histoire de la saison, que ce soit par les mots, la stratégie ou l’image. J’aimerais mettre cette énergie au service du développement d’une structure comme BKL, ou bien en suivant un team ou un pilote sur ses compétitions pour gérer sa communication de A à Z.
Enfin, en tant que photographe, j’ai un objectif ultime en ligne de mire : la Formule 1. Pouvoir poser mon regard et mon objectif sur un Grand Prix de F1 serait pour moi une véritable consécration. C’est le sommet de la précision et de l’image dans le sport auto, et c’est exactement là où je veux mener mon parcours.
Pour terminer, que peut-on te souhaiter pour les années à venir ?
Pour les années à venir, on peut me souhaiter de continuer à transformer ma passion en projets concrets et de vivre encore plus d’expériences fortes au bord des circuits. Mon objectif est de continuer à évoluer, à apprendre et à capturer des instants toujours plus intenses. Et si tout cela peut me mener un jour jusque sur la grille de départ d’un Grand Prix de F1, alors le pari sera réussi !
Au fond, je n’ai qu’une seule philosophie que je me répète souvent et qui guide mon parcours : il faut se donner les moyens de ses ambitions.
À travers son parcours, Louise démontre qu’il n’existe pas une seule voie pour réussir, mais une multitude de trajectoires possibles, à condition d’oser, de persévérer et de croire en ses projets. Entre communication, événementiel et photographie, elle construit pas à pas un profil complet, ancré dans le sport automobile. Une chose est sûre : avec cette énergie et cette vision, son objectif de rejoindre un jour les paddocks de la Formule 1 semble déjà en ligne de mire.
Merci à Louise pour le temps accordé et son dynamisme contagieux !
#WeAreAMOS
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.



















