Léo Lucas : des Jeux Olympiques au lancement de la Backyard de Dinan
Qui a dit que travailler dans le sport se limitait aux clubs et aux marques ? Entré à AMOS Rennes en B1, Léo Lucas a rejoint le secteur bancaire pour piloter des activations d’envergure sur les JO et la voile. Aujourd’hui en poste à la BPGO et co-fondateur de la Boucle des Remparts, il revient sur son cursus de 5 ans et partage ses conseils pour les étudiants.
Peux-tu te présenter brièvement et nous retracer ton parcours au sein d’AMOS ?
Je m’appelle Léo, j’ai 23 ans et j’ai intégré AMOS Rennes en Bachelor 1 il y a six ans. Lors de mon B1, j’ai effectué deux stages : un premier en vente chez Decathlon à Dinan et un second en communication et événementiel au Stade Briochin, un club de football qui évoluait en National. C’était davantage ce type de missions vers lesquelles je voulais évoluer plus tard, mais je conseille à tout le monde de passer par la vente à un moment. C’est idéal pour débuter dans le sport business. J’ai d’ailleurs fini par travailler durant trois étés à Décathlon Dinan, en job étudiant pendant mon Bachelor.
En Bachelor 2, je suis parti un semestre à Londres. Je le recommande vivement, c’était une super expérience. Puis, en Bachelor 3, j’ai réalisé un stage de quatre mois chez Rivacom en tant qu’attaché de presse sur des tournois de tennis à Rennes, Brest, Mouilleron-le-Captif et Angers. C’était mon premier grand stage, avec davantage de responsabilités que lors des précédents, et ce fut très formateur.
Ensuite, j’ai poursuivi en Mastère à AMOS, mais cette fois-ci en alternance à la Banque Populaire Grand Ouest pendant deux ans, sur un poste de responsable de projet événementiel voile, dédié aux différents événements de la région.
Comment s’est présentée l’opportunité de rejoindre la BPGO et qu’est-ce qui t’a attiré dans cette structure ?
Lorsque j’étais en Bachelor 3, Stéphane Besnier (directeur de l’information chez TVR et intervenant à AMOS Rennes) a proposé à ma classe d’assister au TVR Business Club, une émission consacrée à l’économie qu’il anime et dont le tournage se déroule au siège de la Banque Populaire Grand Ouest, à Rennes. À la suite du tournage, nous avons pu échanger avec les spectateurs et les invités autour d’un cocktail dînatoire. J’y ai rencontré des membres du service communication de la BPGO et je leur ai proposé ma candidature. Après deux entretiens, j’ai été retenu pour le poste.
Je n’aurais jamais pensé travailler pour une banque en entrant en B1 à AMOS. Quand on pense au secteur du sport, on imagine d’abord les marques, les associations ou les fédérations. Pourtant, la plupart des financeurs privés du sport sont des banques et des assurances, qui disposent par conséquent de grands services communication et événementiel.
Quel est ton poste aujourd’hui et quelles sont tes principales missions au quotidien ?
Pour ma première année d’alternance, j’ai été recruté pour travailler sur les Jeux olympiques. Dans le Grand Ouest, nous avions sept dates du Relais de la Flamme olympique, sur lesquelles le Groupe Banque Populaire Caisse d’Épargne, partenaire des JO, organisait des activations pour le grand public, ses collaborateurs et ses partenaires. Mes missions portaient sur le montage, l’animation des stands et la distribution de goodies. De plus, nous gérions le départ de la flamme olympique sur le Maxi Banque Populaire XI avec Armel Le Cléac’h à Brest, donc j’ai également travaillé sur la campagne média de tous ces événements.
Durant ma deuxième année d’alternance, j’ai travaillé sur les événements nautiques, notamment le Vendée Globe, où nous avions un stand grand public et une loge B2B. Je gérais la planification des animations en collaboration avec une agence événementielle, ainsi qu’une part importante de coordination avec les prestataires et les équipes. J’ai aussi œuvré sur d’autres rendez-vous comme le Spi Ouest-France, les 24H Ultim ou le Trophée BPGO.
J’ai été embauché en CDD à la suite de mon alternance, sur ce même poste. Depuis un an et demi, j’occupe les mêmes fonctions, mais je pilote désormais les événements en autonomie, alors qu’en alternance j’étais en co-pilotage avec ma tutrice. En ce moment, je travaille sur la Route du Rhum qui aura lieu à Saint-Malo en octobre 2026. Avec mon collègue, nous nous sommes réparti la gestion des différents pôles (B2B, Virtual Regatta, planning éditorial, stand grand public, kit pédagogique…). En plus de l’organisation opérationnelle, je réalise les bilans que je présente à la direction générale.
Qu’est-ce que cette expérience à la BPGO t’a appris de plus précieux jusqu’à présent, sur le plan technique comme personnel ?
À la base, je ne suis pas très organisé dans ma vie personnelle. Le fait de travailler quotidiennement avec des rétroplannings et des matrices RIDA a fini par déteindre sur mon quotidien : je suis bien mieux organisé aujourd’hui. J’ai aussi appris à prioriser mes tâches dans le travail, alors qu’auparavant, je les traitais simplement dans l’ordre où elles arrivaient.
Qu’est-ce qui te plaît dans ton travail à la Banque Populaire ?
J’apprécie beaucoup la flexibilité que la Banque Populaire m’a rapidement accordée concernant mes prises de décision, mes horaires et la gestion de mon travail. Cela montre qu’ils m’accordent leur confiance, même si, en tant qu’alternant, il fallait faire valider les décisions importantes. J’aime le fait que mon travail permette aux gens, qu’ils soient visiteurs ou partenaires, de sortir de leur quotidien.
En parallèle, tu organises les 12 et 13 septembre prochains une backyard à Dinan. Peux-tu nous parler de cet événement ?
La Boucle des Remparts est une backyard que je co-organise avec trois amis. L’idée nous est venue lors d’une soirée, nous avons décidé de la concrétiser et les 90 dossards se sont vendus en quelques minutes ! Le principe d’une backyard est d’effectuer une boucle de 6 km en moins d’une heure, autant de fois que possible, avec un nouveau départ donné toutes les heures depuis le village animation.
Nous privilégions les partenariats et fournisseurs locaux, notamment pour la restauration, la buvette et les ravitaillements des coureurs, car nous tenons à promouvoir notre ville de Dinan.
Nous avons l’avantage d’avoir des compétences professionnelles complémentaires pour bâtir cette course : Lou et moi sur les parties bénévoles et partenariats, Alizée a un Master en droit donc elle gère l’aspect juridique, et Chloé travaille dans le marketing et pilote la communication.
Quelles sont les difficultés rencontrées lors de son organisation ?
Trouver des partenaires pour une première édition n’est pas simple, car nous n’avons pas d’historique pour prouver la réussite de l’événement et sa capacité à attirer du monde. De plus, bien que nous soyons tous les quatre originaires de Dinan, aucun de nous n’y vit actuellement en raison de nos carrières respectives : je suis basé à Nantes, Lou à Aix-en-Provence, Chloé à Barcelone et Alizée en Nouvelle-Zélande. Organiser cet événement à distance en huit mois tout en menant des emplois chronophages exige une sacrée organisation et beaucoup de réunions en soirée, d’autant que nous faisons cela bénévolement. Nous avons tout de même réussi à nous déplacer à Dinan pour rencontrer nos partenaires.
Le plus complexe reste le recrutement des bénévoles. Nous avons besoin de 150 personnes. La majorité provient de notre entourage (amis, famille, connaissances), mais nous devons aussi élargir notre recrutement. La gestion et la répartition des bénévoles sont extrêmement chronophages.
Vous êtes toujours à la recherche de bénévoles pour vous rejoindre le jour J. Quelles sont les missions proposées et comment peut-on postuler ?
Plusieurs missions sont proposées : assurer la sécurité des coureurs sur le parcours (4 heures maximum), gérer la restauration, les ravitaillements ou l’accueil des participants… Nous ne voulons pas qu’un bénévole fasse uniquement du signalement : chaque personne affectée au parcours aura également un passage sur le village. Il n’est pas nécessaire d’être disponible sur l’ensemble du week-end pour participer, quelques heures suffisent (le matin, le soir ou même la nuit !).
Pour nous rejoindre, il suffit de remplir le formulaire disponible ici : Formulaire Bénévoles.
Un dernier conseil pour les étudiants d’AMOS ?
Je leur conseille de discuter avec les intervenants en dehors des cours et d’échanger sur leurs parcours. Ils disposent d’un réseau précieux qui peut aider dans la recherche de stage ou d’alternance.
Bien que cela demande du temps, je recommande aussi d’accumuler des expériences de bénévolat en lien avec leur projet professionnel, et d’échanger avec les responsables bénévoles ou les organisateurs. C’est essentiel pour comprendre les réalités du terrain lors d’un événement sportif. Certaines expériences sont plus enrichissantes que d’autres, mais passer par des réussites comme par des difficultés permet de comprendre les erreurs à ne pas reproduire lorsqu’on est amené, plus tard, à encadrer soi-même des équipes de bénévoles.
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.





















