Interview d'un stagiaire en 1ère année de Bachelor à AMOS Bordeaux - Théo Meunier
Les étudiants de Bachelor 1 réalisent deux périodes de professionnalisation au cours de leur première année. La première, d’une durée de deux mois, leur permet de découvrir le secteur de la vente pendant la période hivernale. La seconde, également de deux mois, est consacrée aux métiers du marketing et de la communication et se déroule de mai à juillet.
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Cette année, Théo Meunier, étudiant en B1 à AMOS Bordeaux, a effectué son deuxième stage au sein de l’Union Saint-Jean Bordeaux. Une expérience très enrichissante pour lui, puisqu’il a participé à l’organisation et à la promotion au tournoi USJ CUP Unikalo (3ème plus grand tournoi de football en France). L’événement s’est déroulé les 14, 15 et 16 mai derniers à la Plaine des Sports Colette-Besson, à Bordeaux-Lac. Nous avons interviewé Théo, pour en savoir davantage sur ces missions et son ressenti lors de son stage.
Quelles étaient tes missions pendant ce tournoi ?
Ma mission principale était d’assurer la liaison entre plusieurs acteurs de l’organisation : le régisseur, le caméraman et le speaker. En quelque sorte, j’étais le point de contact qui permettait à tout le monde de travailler de manière coordonnée.
Avec le régisseur, ma mission consistait à lui indiquer quels contenus diffuser sur le grand écran du tournoi et à quel moment. Dès ma première semaine de stage, j’avais préparé une trame détaillée avec des horaires précis afin de faciliter l’organisation et de structurer les animations tout au long de l’événement. Je lui avais également fourni l’ensemble des fichiers nécessaires : photos, vidéos, musiques… Même s’il avait tout à sa disposition, je devais rester attentif pour le guider et m’assurer que les bonnes choses étaient diffusées au bon moment.
Je travaillais aussi avec le speaker. Je lui donnais les informations à annoncer pendant le tournoi. Par exemple, quand on me contactait au talkie-walkie pour signaler des déchets au sol, je lui demandais de faire une annonce au micro pour sensibiliser le public.
Je travaillais également avec le caméraman. Je lui indiquais quels terrains filmer en priorité lorsque les images devaient être diffusées sur l’écran géant. Je veillais aussi à ce qu’il réalise régulièrement des interviews de différents acteurs du tournoi : arbitres, bénévoles, joueurs ou encore entraîneurs.
Tout au long de l’événement, il a également fallu gérer plusieurs imprévus, notamment des modifications d’horaires de matchs. Je devais donc vérifier constamment la trame pour être certain que nous filmions et mettions en avant les bons terrains au bon moment.
J’étais également chargé de récupérer les vidéos « Rematch », partenaire du tournoi, afin de les diffuser sur le grand écran. Chaque jour, je devais également sélectionner le plus beau but de la journée ainsi que le meilleur but Rematch pour récompenser les joueurs concernés lors de la cérémonie de remise des prix.
Finalement, mes missions reposaient surtout sur la communication. Les informations arrivaient de partout : de mon tuteur, des équipes techniques ou encore de l’organisation générale. Il fallait constamment s’adapter, gérer les priorités et transmettre les bonnes informations aux bonnes personnes. Ce sont toutes ces petites missions, accumulées au fil de la journée, qui rendaient l’expérience particulièrement intéressante et qui faisaient qu’on n’avait pratiquement jamais le temps de s’ennuyer.
Qu’as-tu appris de cette expérience ?
Ce que j’ai le plus appris, c’est le fait de m’adapter, et d’essayer de rester calme, parce qu’on sait très bien qu’il y aura des imprévus, mais on ne peut jamais vraiment les anticiper… Je me souviens notamment d’un incident survenu pendant un quiz. En plein milieu de l’animation, l’écran géant s’est soudainement éteint. Il nous a fallu un certain temps pour comprendre l’origine du problème : de l’eau s’était infiltrée dans une prise électrique. Résultat, plus de son et plus d’image pendant près de 45 minutes. La trame que j’avais préparée ne pouvait plus être suivie et il a fallu réorganiser une partie des animations, en supprimer certaines et en reprogrammer d’autres.
As-tu apprécié cette expérience ?
Oui, clairement. Je pense que la façon dont j’en parle montre à quel point cette expérience m’a marqué positivement. Bien sûr, c’était intense. Il y avait beaucoup de travail, du stress et parfois de la fatigue. Mais malgré cela, c’était une expérience extrêmement enrichissante. J’ai particulièrement apprécié la confiance que l’on m’a accordée et les responsabilités qui m’ont été confiées. Pour un stagiaire, c’est très valorisant de sentir que son travail a un réel impact sur le bon déroulement d’un événement.
Avec du recul, je me rends compte que sans ce stage, je n’aurais jamais vécu une expérience aussi formatrice. C’est un véritable atout pour mon CV, mais surtout pour moi-même. Cela m’a permis de prendre conscience de mes capacités, de gagner en confiance et de constater que je suis capable de gérer des situations complexes, de prendre des initiatives et de m’adapter lorsque les circonstances l’exigent.
Comment cette expérience t’a-t-elle permis de faire le lien entre les enseignements théoriques vus en cours et la réalité du terrain?
Cette expérience m’a montré que la théorie et la pratique sont complémentaires. Sans les connaissances vues en cours, c’est difficile d’être efficace sur le terrain, mais à l’inverse, la théorie prend sens lorsqu’on l’applique dans des situations concrètes comme ici.
La pratique est essentielle parce qu’elle permet d’apprendre en expérimentant, en faisant parfois des erreurs et en s’adaptant aux imprévus. Mais ces expériences sont d’autant plus intéressantes lorsqu’elles reposent sur des bases théoriques solides. Avoir déjà acquis certaines compétences en cours permet d’être plus autonome et d’apporter une réelle valeur ajoutée dès les premières missions.
Lorsqu’un stagiaire maîtrise déjà certaines notions grâce à ses cours, il peut plus rapidement prendre des responsabilités et contribuer concrètement aux projets qui lui sont confiés.
C’est finalement l’équilibre entre théorie et pratique qui rend ce type d’expérience particulièrement formateur.
Crédit photo : Pauline DUCREST.
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Un diplôme de niveau bac+5 est courant pour ce type de métier. Un bachelor associé à un master ou un Programme en 5 ans permet de développer des compétences diverses. En effet, en plus d’élargir ses connaissances sur le marché du sport, les étudiants se spécialisent dans le management, la communication et le marketing du sport.
















