Arrivé en Mastère sur le campus d’AMOS Aix-en-Provence, Antonin Gothon a su faire de son attachement à l’ADN AMOS et à ses racines auvergnates une véritable force. Toujours à l’affût des opportunités, il s’investit notamment dans le développement du campus de Clermont-Ferrand, où il participe activement aux journées portes ouvertes.
« Le fait d’arriver parmi les premiers sur ce secteur représente une opportunité énorme, autant pour l’école que pour le territoire », souligne-t-il.
Aujourd’hui, Antonin poursuit son aventure au sein du réseau AMOS en tant qu’intervenant sur le campus clermontois. Également entrepreneur, il s’épanouit dans un parcours professionnel qui illustre parfaitement sa capacité à saisir les opportunités et à faire vivre les valeurs de l’école. Un début de carrière prometteur à retrouver dans cette interview exclusive !
Hello Antonin, j'espère que tu vas bien. Peux-tu nous présenter ton parcours, tes passions et envie de travailler dans le Sport Business ?
Mon parcours a commencé juste après le bac, avec un départ de six mois en Australie, l'idée était double : monter mon niveau d'anglais pour la suite, et vivre une vraie aventure personnelle avant de me lancer dans les études supérieures.
Ensuite, j'ai fait trois ans de STAPS, avant de rejoindre AMOS Aix-en-Provence en Mastère, en alternance, ce qui m'a permis de financer et de structurer ces deux années. Côté passions, c'est avant tout le basket et le foot, même si j'aime l'ensemble des sports au sens large.
Et si j'ai voulu en faire un métier, c'est parce que je crois profondément au potentiel du "business du sport" à travers sa capacité unique à rassembler et créer de la communauté. C'est cette dimension-là qui m'intéresse : pas juste le sport comme pratique, mais comme moteur de lien social et donc comme moteur économique.
Tu es alumni d'AMOS Aix-en-Provence et pourtant tu as fait toutes tes expériences à Clermont-Ferrand. Comment as-tu rejoint le campus ? Quels souvenirs gardes-tu de ces deux années en Mastère ?
En réalité, j’ai fait ma première année de Mastère à Paris, puis ma deuxième année à Aix-en-Provence. J’ai rejoint le campus d’Aix notamment parce que c’était aussi l’opportunité de me rapprocher de ma famille installée dans le Sud, j’ai des oncles et tantes sur place que je pouvais voir en parallèle de mes études. Côté expériences professionnelles, j’étais en alternance à Clermont-Ferrand : je faisais donc les semaines de cours à Aix, et le reste du temps en entreprise à Clermont.
Les deux années ont été incroyables, que ce soit à travers les activités proposées sur le campus, la qualité de l’enseignement, ou surtout les rencontres, j’ai gardé contact avec énormément de personnes qui font aujourd’hui partie de mon réseau professionnel. Une expérience ultra-enrichissante à plein de niveaux, qui nous fait grandir, tout simplement.

Aujourd'hui, tu es pleinement investi du côté d'AMOS Clermont. Tu as notamment été présent lors de pas mal de portes ouvertes ? Est-ce important pour toi de garder un contact privilégié avec l'école ?
Pour moi, m’impliquer dans l’ouverture du campus AMOS à Clermont-Ferrand, a été une façon de rendre indirectement ce que l’école m’a donné. C’est un vrai défi qu’AMOS met en place dans le bassin du Puy-de-Dôme et plus largement en Auvergne, une région très sportive où ce type de formation manquait. Le fait d’arriver parmi les premiers sur ce secteur représente une opportunité énorme, autant pour l’école que pour le territoire.
Au-delà de ça, j’aime garder ce contact parce que j'avais aussi l'objectif d'être intervenant à AMOS Clermont. L’idée de transmettre aux étudiants ce qu’on a pu me partager, avec envie et détermination sonnait pour moi comme une évidence. Aujourd'hui, j'ai l'opportunité de le faire et j'en suis très heureux.

Au-delà de tes études et de tes expériences passées, tu as surtout créé ta structure. Peux-tu nous parler un peu plus d'Agona Sport ?
Agona Sport, c’est le prolongement concret de tout ce qu’on a pu m’enseigner pendant ces années d’études, couplé à des projets qui me tiennent à cœur personnellement. Le cœur de l’activité, c’est de m’adresser à l’ensemble des clubs de sport, avec un objectif central : donner du sens aux équipements en leur offrant une seconde vie.
Concrètement, ça passe par deux volets : la vente de textile et d’équipements sportifs neufs, avec des matériaux made in France et internationaux selon les besoins des clubs et un volet upcycling, où on transforme les anciens équipements et maillots en nouveaux objets, comme des sacs, plutôt que de les laisser finir à la poubelle.
Au-delà du projet en lui-même, c’est aussi pour moi une façon de continuer à me développer, commerce, entrepreneuriat, marketing et de toucher à plusieurs domaines tant que je n’ai pas encore identifié un terrain de prédilection unique. L’idée, c’est de trouver petit à petit ma place dans ce monde professionnel, que ce soit durablement dans le sport ou ailleurs à l’avenir.

Pourquoi avoir choisi l'entrepreneuriat ? Qu'est-ce que tu aimes tant dans ce que tu fais au quotidien ?
J’ai choisi l’entrepreneuriat parce que je ne voulais pas me fixer de limites, la liberté de structurer mon quotidien comme je l’entends, que ce soit sur les horaires, sur le temps que je consacre à l’analyse, à la stratégie ou au marketing, en fonction de ce que je sais de moi-même. J’ai envie de me donner à fond dans tout ce que j’entreprends, et l’entrepreneuriat m’a appris à me poser, réfléchir, poser un plan d’action, échanger, questionner.
Ce que j’aime particulièrement au quotidien, c’est le contact client et le commerce, je pense avoir développé des compétences solides dans ces domaines, utiles pour mon entreprise comme pour d’autres structures demain. J’ai aussi un vrai intérêt pour la préparation mentale et la compréhension de l’humain, de la psychologie :
l’entrepreneuriat, c’est exactement ça en permanence, un marché qui bouge, des gens qui évoluent, rien n’est figé.
C’est une source de bonheur énorme pour moi d’être constamment à ce contact là. Mais c’est aussi exigeant mentalement, on est face à soi-même en permanence, dans les moments où ça marche comme dans ceux où ça ne marche pas. C’est le jeu, et c’est aussi pour ça que ça me plaît.
À travers ton projet Up'cycling, tu touches aussi énormément à l'univers du Design qu'on retrouve à l'ESDAC. Est-ce aussi un objectif pour toi de créer des synergies avec l'ESDAC Clermont-Ferrand ?
Pour être honnête, ce n’était pas du tout dans mes plans de base, je ne m’y connaissais pas en design ni en mode. Mais avec le recul, c’est une synergie qui paraît naturelle : je travaille déjà énormément avec des designers, puisque c’est directement lié aux produits que je développe et que je vends.
Donc si l’occasion se présente d’activer ce type de collaboration avec l’ESDAC Clermont, c’est clairement quelque chose que je veux pousser avec plaisir. Mes projets ont un vrai lien avec le design, entre les logiciels qu’on utilise aujourd’hui et tout ce qu’on sait faire en termes de création, il y a une vraie opportunité de mélanger les talents, et ça ne peut que bénéficier à Agona Sport.

Un conseil pour un étudiant qui hésite à rejoindre AMOS Clermont-Ferrand ?
L’expérience scolaire est juste dingue. On a des intervenants passionnés, qui ont leur propre entreprise à côté, et qui nous transmettent une vision du marché au plus proche de la réalité du moment, c’est un des plus gros points forts du programme.
Il y a aussi la qualité de l’équipe administrative : les transferts de campus que j’ai pu faire ont été ultra simples, le personnel est à l’écoute, prend le temps. Les classes ne sont pas surchargées, ce qui permet une vraie proximité, avec les autres étudiants comme avec les intervenants. Et ça, ça construit un réseau encore plus fort, encore plus dense.
Sans oublier toutes les expériences terrain proposées en parallèle : j’ai eu la chance d’aller au Parc des Princes, au Paris Basket Arena pour rencontrer les joueurs, au Vélodrome, on était au cœur des plus grands lieux du sport. Et à Clermont-Ferrand, ce potentiel est immense : l’ASM, Clermont Foot, Vichy, le handball féminin qui se développe fortement. Il y a une vraie dynamique à construire.
Mon conseil, c’est : soyez parmi les premiers à venir, devenez acteurs de ce développement du sport à Clermont-Ferrand. Vous en serez ultra satisfaits à l’avenir.
Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?
Vous pouvez me souhaiter qu’Agona Sport continue de se développer de manière positive et sur le long terme, jusqu’à pouvoir, pourquoi pas, engager des salariés un jour.
Mais en parallèle, ce que je trouve le plus important, c’est de toujours rester ancré dans le présent et de savourer chaque moment, sans jamais perdre cette passion qui me motive et qui me pousse à agir au quotidien.
Merci pour ton partage d'expérience Antonin. C'est un réel plaisir de te voir évoluer, grandir et t'affirmer à travers tes passions et objectifs.
Tu es un exemple pour les nouvelles générations. D'AMOS Aix-en-Provence à AMOS Clermont-Ferrand, nul doute que tu seras toujours présent pour bien représenter l'ADN de l'école.
En tout cas, le meilleur pour la suite, pour toi et Agona Sport !
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